Municipales 2026 à Alès : Christophe Rivenq prône un pragmatisme local au-delà des clivages politiques
Alès : Rivenq défend un pragmatisme local après sa victoire

Victoire municipale à Alès : Christophe Rivenq réaffirme son approche pragmatique

Au lendemain de sa réélection à la mairie d'Alès, Christophe Rivenq se déclare prêt à entamer un nouveau mandat avec détermination. Vainqueur face au candidat du Rassemblement national, Anthony Bordarier, lors du second tour des élections municipales du 22 mars 2026, le maire sortant a obtenu 55,44 % des voix contre 44,46 % pour son adversaire. Dans un entretien exclusif, il exprime sa volonté de servir tous les Alésiens, en poursuivant la politique menée avec Max Roustan, maire honoraire qui devrait occuper le poste de premier adjoint.

Une équipe municipale renouvelée et une opposition RN présente

Le conseil municipal d'Alès, dont l'installation est prévue le samedi 28 mars 2026 à 10 heures dans la salle des Assemblées du bâtiment Atome, rue Michelet, accueillera 33 élus de la liste "Alès" menée par Christophe Rivenq. Parmi eux, de nombreux sortants comme Marie-Christine Peyric, Martine Magne, Alain Bensakoun, et Catherine Larguier, confirmant une certaine continuité dans la gouvernance locale. Du côté de l'opposition, Anthony Bordarier et huit de ses colistiers du Rassemblement national, dont Jenny-Rose Guerchoux et Fabien Pelat, feront leur entrée au conseil, promettant une opposition constructive.

Au niveau de l'agglomération, 28 élus alésiens siégeront au conseil communautaire d'Alès Agglomération, avec Christophe Rivenq candidat à sa propre succession à la présidence. Six sièges seront réservés aux conseillers municipaux de "Rassemblés pour Alès", représentant l'équipe d'Anthony Bordarier, ce qui marque une diversification des voix dans les instances intercommunales.

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Redorer l'image d'Alès et répondre aux attentes des électeurs

Christophe Rivenq a immédiatement annoncé son intention de travailler à redorer l'image de la ville, qu'il estime avoir été ternie ces derniers mois. Ému par les critiques, il affirme : "Ça me fait mal aux tripes car cette ville, je l’ai au fond de mon bide. Tout ne va pas mal !" Il assure avoir entendu le message des électeurs, y compris ceux ayant voté pour le RN, et s'engage à répondre aux préoccupations en matière de sécurité et de dynamisme du centre-ville.

Le maire réélu a déjà rencontré ses directeurs de service pour mettre en œuvre des actions concrètes, soulignant son approche proactive. Il maintient cependant qu'Alès n'est pas aussi négative que certains la dépeignent, invitant les détracteurs à comparer avec d'autres villes.

Un positionnement politique au-delà des étiquettes

Face au retrait des listes de gauche avant le second tour, qualifié de "désistement républicain", Christophe Rivenq refuse de donner un coup de barre à gauche. Il se revendique gaulliste social et argue : "Prendre des mesures de gauche, on l’a toujours fait. À l’Agglo, je gouverne avec tous les partis." Il insiste sur le fait que les mesures de bon sens ne sont ni de gauche ni de droite au niveau local, prônant un pragmatisme qui transcende les clivages politiques.

Anthony Bordarier, leader de l'opposition RN, se dit prêt à une collaboration constructive, votant pour les projets bénéfiques aux Alésiens et s'opposant aux autres, tout en cherchant à maintenir la dynamique de son parti en vue des futures échéances électorales. Christophe Rivenq, quant à lui, reste ouvert aux idées de toutes origines, tout en rappelant sa majorité et en précisant qu'il ne s'agit pas d'accords politiques.

Cette nouvelle mandature s'annonce donc marquée par un dialogue entre majorité et opposition, avec en toile de fond la volonté de Christophe Rivenq de poursuivre une politique locale axée sur le pragmatisme et le service public.

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