Une victoire sans appel pour le maire sortant de Jonzac
Le scrutin municipal de Jonzac a désigné son vainqueur de manière incontestable. Christophe Cabri, le maire sortant et successeur de Claude Belot, s'impose largement face à son adversaire Jean-François Mougard. Avec 65,36% des voix, soit plus des deux tiers des suffrages exprimés, sa réélection ne laisse place à aucun doute.
Un challenger déçu par son score
Jean-François Mougard, qui espérait dépasser la barre des 40%, doit se contenter d'un résultat décevant de 34,64%, correspondant à 600 voix sur les 1 732 exprimés. La déception était palpable dimanche soir lors de la traditionnelle poignée de main entre les deux candidats. « Les visages étaient crispés, les mâchoires serrées », témoigne un observateur présent lors de l'annonce des résultats.
Le challenger a néanmoins reconnu sa défaite avec une certaine philosophie : « À titre personnel, je sors très heureux, grandi. Sur le plan démocratique, c'est une victoire avec un taux de participation à près de 65%. Notre score quant à lui est décevant. Je m'étais dit qu'en dessous de 40% je serais très déçu. Mais notre victoire était très improbable, on partait de très loin. »
La revanche d'un maire qui a mûri
Pour Christophe Cabri, cette victoire prend une saveur particulière. Longtemps dans l'ombre de son prédécesseur Claude Belot, et dont la légitimité était régulièrement remise en question par ses adversaires, le maire réélu a savouré son succès avec émotion : « C'est une victoire nette et sans bavure. Une victoire d'équipe dont je suis fier. Depuis deux ans, j'ai beaucoup évolué. Je me suis amélioré... Je suis vraiment devenu le maire de Jonzac, certainement je ne l'étais pas avant... »
Les tensions de campagne n'ont pas été oubliées. Christophe Cabri n'a toujours pas digéré les propos tenus par Jean-François Mougard à son encontre en 2024 dans les colonnes de « Sud Ouest », et a peu apprécié les méthodes parfois « musclées » de la liste adverse pendant la campagne électorale.
Les réactions des acteurs politiques
Claude Belot, l'ancien maire et président de la Communauté de communes de Haute Saintonge, a réagi au résultat : « Ce résultat n'est pas tout à fait ce que j'imaginais dans le sens que je m'attendais à ce que le candidat autre fasse un score un peu plus élevé. Mais j'étais certain que Christophe Cabri serait élu. J'espère que nous aurons une ville qui continuera d'être innovante. C'est pour moi très important. »
Barbara Lachamp, qui aurait été première adjointe en cas de victoire de Jean-François Mougard et qui perd son siège au conseil communautaire, apparaît comme l'une des grandes perdantes de cette élection. Elle déclare avec loyauté : « Je m'attendais à un score beaucoup plus serré. On a fait une campagne digne et propre. On a été force de propositions. Mais la démocratie a parlé. Il y a une vraie légitimité, il n'y a rien à dire. Il ne reste qu'à reconnaître qu'on a perdu et féliciter les gagnants. »
Un mandat qui s'annonce sous de bons auspices
Avec cette victoire écrasante, Christophe Cabri dispose d'une légitimité renforcée pour son nouveau mandat à la tête de la municipalité de Jonzac. Le taux de participation de près de 65% témoigne de l'intérêt des citoyens pour cette élection et confère au résultat une légitimité démocratique incontestable.
Jean-François Mougard, quant à lui, ne compte pas abandonner le combat politique : « Je pense que c'est un premier temps important... J'ai envie de continuer. Et puis, je n'abandonne jamais rien, je suis un guerrier né. » Une déclaration qui laisse présager que la vie politique jonzacaise restera animée dans les années à venir.



