Triangulaire à Blaye : accusations de rumeurs et d'intimidation entre listes
Triangulaire à Blaye : rumeurs et intimidation entre listes

Une campagne électorale sous tension à Blaye

À quelques jours de la triangulaire prévue le 22 mars, l'atmosphère politique à Blaye est particulièrement électrique. Les trois listes en lice, menées par Virginie Girotti, Éric Japiot et Bernard Moinet, s'opposent par communiqués interposés, dénonçant des méthodes controversées qui dépassent le simple débat d'idées.

Accusations de mensonges et de diffamation

La liste « Blaye, c'est vous » de Virginie Girotti a lancé une offensive verbale directe contre Éric Japiot et sa colistière Audrey Brown. Dans un communiqué intitulé « Les mensonges continuent », publié ce lundi 16 mars, Virginie Girotti s'indigne : « Honte à Éric Japiot et son bras droit Audrey Brown qui diffusent mensonges, propos diffamatoires en laissant entendre que je pourrais m'associer avec Bernard Moinet. C'est totalement faux ! » Elle ajoute que ces pratiques de rumeur et de dénigrement persistent depuis le début de la campagne, affirmant qu'elles « n'honorent pas la politique ».

Déni de toute alliance

Bernard Moinet, arrivé en troisième position au premier tour, a rapidement répondu à ces allégations. Il confirme la position de Virginie Girotti et rappelle qu'il avait déjà souligné, au soir du premier tour, qu'« il n'y a aucune possibilité de fusion pour moi ». Cette clarification vise à mettre fin aux spéculations sur d'éventuels rapprochements stratégiques entre listes.

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Dénonciation d'intimidation et d'atteintes à la vie privée

De son côté, la liste « Blaye Territoire d'Avenir » d'Éric Japiot dénonce des méthodes qu'elle qualifie d'inacceptables. Michele Kerckhove, responsable de la communication de la campagne, alerte : « Quand le débat d'idées s'efface derrière les attaques personnelles et les méthodes d'intimidation, c'est la démocratie qui recule ». La liste accuse également des appels passés aux employeurs de certains colistiers dans le but de les discréditer et de contester leur domiciliation.

Plus grave encore, elle évoque « la divulgation publique d'échanges de SMS privés, incluant l'identité et le numéro de téléphone personnel d'une colistière », franchissant ainsi ce qu'elle appelle une « ligne rouge » dans le cadre d'une campagne électorale.

Un climat délétère à quelques jours du vote

Il ne reste que quelques jours avant que les électeurs blayais n'aient le bulletin de vote en main. Cette escalade verbale et ces accusations mutuelles de pratiques déloyales risquent de marquer durablement la fin de campagne. Les réseaux sociaux, où ont été publiées les publications à l'origine de ces polémiques, sont devenus le théâtre d'affrontements qui dépassent le cadre traditionnel du débat politique.

Les trois candidats doivent maintenant faire face à un double défi : convaincre les électeurs sur le fond de leurs projets pour Blaye, tout en tentant d'apaiser un climat devenu particulièrement toxique. La triangulaire du 22 mars s'annonce donc non seulement comme un choix politique, mais aussi comme un référendum sur les méthodes employées durant cette campagne mouvementée.

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