Sarah Knafo en meeting à Paris : la candidate Reconquête monte en puissance avant les municipales
Sarah Knafo monte en puissance à Paris avant les municipales

Sarah Knafo galvanise ses partisans au Dôme de Paris

Il existe des moments où même les Parisiens semblent venir de Marseille. Sur la scène du Dôme de Paris, à la Porte de Versailles, Sarah Knafo a été ovationnée par ses sympathisants venus l'applaudir en nombre. « Vous êtes plus de 4 000 […] Nous sommes en train de faire le plus gros meeting de ces municipales, à l'échelle nationale ! » a-t-elle lancé avec enthousiasme.

Peu importe que la salle de spectacle, d'une capacité maximale de 5 000 personnes, soit loin d'être comble en ce lundi soir de retour de vacances. Les chiffres des dernières enquêtes d'opinion, eux, ne mentent pas sur la dynamique fulgurante derrière la candidate Reconquête pour la mairie de Paris.

Une ascension électorale remarquable

Passée de 4% à près de 14% d'intentions de vote en moins de quatre mois, Sarah Knafo s'installe comme la troisième femme de l'élection à quelques jours du premier tour. Elle se positionne désormais devant le candidat Horizon Pierre-Yves Bournazel et la candidate LFI Sophia Chikirou, mais derrière le candidat socialiste Emmanuel Grégoire et la candidate LR Rachida Dati.

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« Ce dimanche, le choix qui vous attend est entre ceux qui vous racontent des histoires, et celle qui vous rend des comptes », a déclaré la trentenaire, profitant de son premier grand rassemblement pour augmenter la pression sur ses adversaires.

Un programme ambitieux dévoilé

La candidate a profité de cette tribune pour rappeler ses principales propositions :

  • Le retour de la voiture sur les grands axes parisiens
  • 10 milliards d'économies sur 10 ans
  • 8 000 policiers municipaux armés
  • Deux référendums par an
  • La restauration des églises et du mobilier urbain
  • La privatisation de la propreté
  • La fin du « tout logement social »

Une scénographie soignée et symbolique

Pour ce meeting important, la conceptrice de la campagne présidentielle d'Éric Zemmour a ressorti ses recettes éprouvées. Elle a confié à Olivier Ubéda la scénographie sensationnaliste, légèrement surchargée, de son rassemblement. Le communicant est allé jusqu'à faire jouer sur scène un accordéoniste à l'ombre d'une fontaine Wallace et d'un réverbère parisien, créant une atmosphère typiquement parisienne.

La campagne a également repris le code couleur jaune « acidulé » et le ton « bienveillant » de sa candidate qui prône « une ville heureuse ». Une ambiance positive voulue par la tête de liste, au point d'interdire à ses militants de huer ses adversaires.

Des réponses aux perturbations

Lorsque, par deux fois, des militants de gauche immiscés dans la salle ont tenté d'interrompre son discours aux cris de « racistes, fascistes », Sarah Knafo a réagi avec calme. « Laissez-les, ils se sont trompés de meeting », a-t-elle ironisé. « Pour celui de Jean-Luc Mélenchon, il faut prendre la 12 et changer à Sèvres Babylone les amis… »

Des critiques ciblées contre les adversaires

Après s'être targuée d'être « les plus respectueux et les moins agressifs » en campagne, la candidate Reconquête n'a pas épargné ses opposants :

  1. Le socialiste Emmanuel Grégoire, dépeint comme un homme « autoritaire, brutal et aveugle » dont la proposition d'atteindre 40% de logements sociaux en 2040 « pourrait donner des leçons de communisme aux communistes ».
  2. L'Insoumise Sophia Chikirou, pour qui « la sécurité c'est sale, c'est fasciste. Cachez cette sécurité que ma Jeune Garde ne saurait voir ».
  3. Le candidat du Rassemblement national, Thierry Mariani, qui « parle d'un plan massif d'économies. Tellement massif qu'il est invisible. Pas un seul chiffre ! »

Rachida Dati épargnée, un signal politique

Seule la candidate de la droite, Rachida Dati, est sortie largement indemne de ce flot de critiques. La candidate Reconquête ne lui a reproché aucune de ses mesures, si ce n'est leur manque d'ampleur. Cette approche semble stratégique, évitant d'insulter un éventuel rapprochement entre leurs deux listes au second tour. « Sans union, la droite perd », répétait Sarah Knafo dans un entretien au Figaro quelques heures avant sa réunion publique.

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Une fierté personnelle et électorale

En conclusion de son discours, la candidate s'est arrêtée sur ce qu'elle a présenté comme une « grande fierté » personnelle. Elle a souligné son arrivée en tête, selon les derniers sondages, chez « les Parisiens les plus modestes, les non-diplômés, les chômeurs ».

« Je dépasse la gauche réunie dans toutes ces catégories », s'est-elle félicitée, non sans rappeler son enfance en Seine-Saint-Denis. Cet électorat populaire, sur lequel la dernière présidentielle s'était en partie jouée, n'avait pas été séduit par Éric Zemmour en 2022.

Présent au premier rang du meeting ce lundi soir, l'ancien candidat présidentiel n'a d'ailleurs pas cédé au code couleur de la campagne. Préférant à la cravate jaune des partisans de Sarah Knafo, un vert irlandais plus discret, marquant ainsi une certaine distance tout en manifestant son soutien.