« Ils ont tous réussi à me perdre », lâche un cadre socialiste désemparé. Difficile d’y voir clair sur le chemin que va emprunter le PS pour la présidentielle. Trois jours après sa démission fracassante de la direction du parti, empêtrée selon lui dans « une stratégie d’isolement et d’enlisement », le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, est venu ce lundi, sur France Inter, avec une nouvelle idée.
Une proposition de coalition
À la place de la primaire de la gauche non mélenchoniste, « grande entreprise de désunion » qu'il combat, le député landais propose « des rencontres de la gauche plurielle » pour s'accorder « sur un contrat de législature, un contrat de gouvernement et un candidat commun », au sein d'un espace allant de François Ruffin à Raphaël Glucksmann.
Le scepticisme d'Olivier Faure
Olivier Faure, sceptique, pose comme préalable un processus de départage d'un candidat commun. Aucun bureau national n'est encore prévu, mais une réunion entre les différents courants du PS est en préparation.
La situation reste floue, et les socialistes peinent à définir une ligne claire pour l'élection présidentielle de 2027. La démission de Vallaud a laissé un vide stratégique que les différentes factions tentent de combler.



