Municipales 2026 à Paris : le duel Dati-Grégoire s'intensifie par meetings interposés
À trois jours du premier tour des élections municipales à Paris, les deux principaux candidats ont livré leurs ultimes démonstrations de force lors de grands meetings tenus à quelques kilomètres de distance, jeudi 12 mars 2026. Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI, a rassemblé ses troupes au Cirque d'Hiver, tandis que Rachida Dati, son adversaire de droite, a convoqué ses partisans à l'Elysée-Montmartre.
Emmanuel Grégoire mobilise la gauche au Cirque d'Hiver
Dans une ambiance survoltée au Cirque d'Hiver, dans le 11ᵉ arrondissement, Emmanuel Grégoire a martelé la menace de « l'alliance de la droite extrême et de l'extrême droite » devant plus de 3 000 militants selon l'organisation. Le député socialiste a tenu un discours offensif de près d'une heure, précédé par la présentation des dix-sept têtes de liste d'arrondissement qui ont déroulé leurs priorités écologiques et sociales dans un clip de campagne.
L'événement a marqué le dernier grand rassemblement de la gauche unie avant le scrutin, avec une stratégie clairement tournée vers la mobilisation des électeurs progressistes et la dénonciation des risques de rapprochement entre les différentes familles de droite.
Rachida Dati réunit ses partisans à l'Elysée-Montmartre
De son côté, Rachida Dati a choisi l'Elysée-Montmartre, au nord de la capitale, pour son premier et unique grand meeting de campagne. L'ancienne ministre de la Culture a réuni environ 1 600 personnes selon son équipe de campagne, dans une atmosphère plus festive que celle de son adversaire.
Contrairement au long discours d'Emmanuel Grégoire, Rachida Dati a expédié un plaidoyer de trente minutes essentiellement consacré à des attaques contre la majorité sortante. Son intervention s'est concentrée sur les critiques de la gestion municipale précédente, avec un ton résolument offensif visant à séduire les électeurs déçus par l'action publique récente.
Un duel à distance révélateur des stratégies
Cette confrontation par meetings interposés, à trois kilomètres de distance seulement, illustre parfaitement les différentes stratégies déployées par les deux favoris. D'un côté, Emmanuel Grégoire mise sur un programme écologique et social détaillé, avec une forte mobilisation militante et une dénonciation frontale des alliances de droite.
De l'autre, Rachida Dati opte pour une campagne plus ramassée, centrée sur la critique de la majorité sortante et une approche plus festive visant à élargir son électorat au-delà des cercles traditionnels de droite.
Les deux candidats ont ainsi profité de ces derniers jours avant le premier tour pour consolider leurs bases respectives tout en tentant de convaincre les indécis. La proximité géographique de leurs meetings, tenus le même soir, ajoute une dimension symbolique à cette compétition déjà très polarisée.
Avec seulement trois jours avant le premier tour, cette double démonstration de force laisse présager une fin de campagne intense et serrée, où chaque voix comptera dans la bataille pour la mairie de Paris.



