Municipales 2026 à Paris : Chikirou et Mélenchon ciblent Grégoire et évitent Dati
Paris 2026 : Chikirou et Mélenchon attaquent Grégoire, ignorent Dati

Un meeting parisien marqué par les attaques contre la gauche et le silence sur la droite

Dans l'atmosphère électrique de la Maison de la Mutualité, ce lundi 9 mars 2026, près de 2 500 sympathisants se sont rassemblés pour soutenir la campagne municipale de Sophia Chikirou, candidate de La France Insoumise. L'événement, animé par les députés Aurélie Trouvé et Louis Boyard, a vu la présence remarquée de Jean-Luc Mélenchon, qui a partagé la tribune avec la candidate.

L'obsession Grégoire et les accusations d'alliance avec Macron

Le discours principal de la soirée s'est concentré sur une critique virulente du candidat du reste de la gauche, désigné uniquement par le prénom Grégoire. Sophia Chikirou et Jean-Luc Mélenchon ont multiplié les attaques à son encontre, allant jusqu'à l'accuser de préparer une alliance électorale avec le candidat macroniste Pierre-Yves Bournazel. Cette stratégie offensive visait clairement à délégitimer son concurrent de gauche tout en évitant soigneusement toute mention de la candidate de droite Rachida Dati.

Le meeting a été ponctué par des slogans hostiles au Parti Socialiste, scandés en chœur par l'assemblée. Manon Aubry, eurodéputée dont le score de 16,76% aux européennes de 2024 dans la capitale sert de référence pour les ambitions du premier tour des municipales, est également intervenue pour soutenir la candidate insoumise.

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Un contexte électoral difficile pour la candidate LFI

Malgré l'enthousiasme de la salle, Sophia Chikirou fait face à des sondages peu favorables qui ne la donnent pas gagnante pour cette élection municipale parisienne. La stratégie adoptée lors de ce meeting semble refléter une volonté de se positionner comme l'unique véritable option de gauche, en marginalisant les autres candidats de ce camp politique.

Le choix du lieu n'était pas anodin : situé dans le 5ᵉ arrondissement, à seulement quinze minutes de l'Hôtel de Ville, ce rassemblement symbolisait la proximité géographique avec le pouvoir municipal que la candidate aspire à conquérir. Pourtant, le silence observé concernant Rachida Dati, figure majeure de la droite parisienne, interroge sur la stratégie globale de la campagne insoumise.

Une campagne qui s'intensifie à moins d'une semaine du scrutin

Avec le premier tour prévu le 15 mars 2026, cette manifestation marque un tournant dans la campagne municipale parisienne. L'accent mis sur les divisions au sein de la gauche contraste avec l'absence de critique envers la candidate de droite, créant une dynamique électorale particulière où les attaques se concentrent sur le camp politique le plus proche idéologiquement.

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