Municipales 2026 à Nîmes : un séisme électoral propulse le RN en tête
Les résultats du premier tour des élections municipales 2026 à Nîmes ont provoqué un véritable coup de tonnerre dans le paysage politique local. La liste « Fier d'être nîmois » menée par Julien Sanchez du Rassemblement National (RN) s'est imposée en tête avec 30,39 % des suffrages exprimés, soit 14 414 voix. Elle devance de seulement 163 voix la liste de gauche unie conduite par Vincent Bouget, créant une situation inédite et tendue à l'approche du second tour.
Une progression spectaculaire pour le RN
Ce score marque une progression fulgurante pour l'extrême droite nîmoise. En 2020, la liste RN, alors menée par Yoann Gillet, n'avait obtenu que 14,34 % des voix au premier tour. Julien Sanchez a donc plus que doublé le score de son prédécesseur, réalisant une percée historique. Dès 19h30, les premiers résultats partiels, annonçant un score proche de 30 %, avaient commencé à affluer, dépassant largement les prévisions des sondages qui tablaient sur environ 26 %.
À la permanence de campagne, l'atmosphère était électrique mais méfiante. Les militants, triomphants, avaient reçu pour consigne de ne pas s'exprimer face aux journalistes. Julien Sanchez n'est finalement apparu que vers 22 heures, acclamé par une soixantaine de sympathisants fervents rassemblés rue Bigot.
Une déclaration offensive et stratégique
Dans un discours conquérant, le candidat a immédiatement pris la parole pour souligner la légitimité de sa victoire. « On me présentait comme illégitime. Mais tout sur le terrain laissait pourtant penser ce qui est arrivé ce soir. C'est une énorme surprise grâce au courage et à l'intelligence stratégique des Nîmois qui ne veulent pas des communistes », a-t-il lancé. Il a également rappelé avec fierté que son score avait doublé par rapport à 2020, et pointé l'écart avec le candidat de droite Franck Proust, situé à plus de dix points derrière lui.
Le vote RN s'est révélé majoritaire dans la quasi-totalité des quartiers de la ville, à l'exception notable du centre-ville et des quartiers prioritaires tels que Pissevin, Valdegour, Mas de Mingue et Chemin Bas.
Les enjeux cruciaux du second tour
Face à cette avance mince mais symbolique, Julien Sanchez a immédiatement jeté les bases de la bataille pour le second tour. Il a mis la droite divisée au défi du vote utile, déclarant : « Chaque électeur de droite va devoir prendre acte des résultats. La victoire dimanche prochain se jouera à 36 ou 37 % des voix. Je suis déjà à 30 %. Les communistes ont déjà eu leur chance à Nîmes et n'y ont amené que le déclin ».
Interrogé sur une éventuelle alliance avec Franck Proust, il a répondu avec ironie : « Il l'a déjà refusée en janvier. Mais il a mon numéro de téléphone, il peut m'appeler avant 23h, je suis ouvert. Mais je crois qu'il préfère perdre ». Préférant s'adresser directement aux électeurs, qu'il qualifie de courageux, il a ajouté : « L'élection sera très serrée alors à chaque électeur de droite notamment de bien réfléchir… ».
Cette élection municipale 2026 à Nîmes s'annonce donc comme un duel serré et hautement symbolique, où chaque voix comptera pour départager le RN et la gauche unie, dans un contexte de poussée significative de l'extrême droite au niveau local.



