Périgueux : quatre candidats aux municipales tiennent leurs derniers meetings avant le premier tour
Municipales à Périgueux : ultimes meetings avant le vote

Périgueux : l'ultime sprint des meetings avant le premier tour des municipales

Les 11 et 12 mars, quatre des cinq candidats en lice pour les élections municipales à Périgueux ont tenu leurs derniers rassemblements publics. Ces événements, qualifiés de « réunions de soutien », « rencontres publiques » ou « grandes réunions », représentent l'apogée de la campagne. Ils ne déterminent pas le résultat, mais en donnent la température, permettant aux candidats de compter leurs troupes et de jauger l'adversaire.

Le rythme s'est intensifié sur ces deux jours, avec des meetings organisés dans diverses salles de la cité. La mise en scène et les discours sont soignés pour transmettre un message final aux électeurs avant le scrutin du 15 mars. Chaque camp envoie des observateurs pour évaluer la situation, soulignant l'importance stratégique de ces moments.

Émeric Lavitola : le rassemblement du Parti socialiste

Mercredi 11 mars, Émeric Lavitola a tenu son dernier meeting dans l'amphithéâtre du centre départemental Joséphine-Baker. Le parterre de 360 places était quasi comble, avec la présence du ban et de l'arrière-ban du Parti socialiste. Le président du Département, Germinal Peiro, a ouvert la séance en louant le « leader charismatique qui semble être maire depuis longtemps », tout en saluant le bilan de l'ancienne maire Delphine Labails.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Sur l'estrade, des figures politiques comme le député Sébastien Peytavie, le sénateur Serge Mérillou et la sénatrice Marie-Claude Varaillas affichaient leur soutien. Quatre candidats issus de la société civile ont témoigné de leur engagement avant qu'Émeric Lavitola ne développe son programme pendant plus d'une heure, presque sans notes.

Jonathan Almosnino : la sobriété de Lutte ouvrière

Jeudi 12 mars, Jonathan Almosnino, chef de file de Lutte ouvrière, a organisé son unique réunion publique devant une trentaine de personnes à la Maison du grand quartier de la gare. Sans fioritures, il a réaffirmé son absence de projet spécifique pour la ville, estimant que les enjeux locaux pèsent peu face aux « carnages » du capitalisme.

« Rien ne pourra changer sans une révolution du système », a-t-il martelé. Malgré la solennité du propos, les échanges entre participants ont été nourris, illustrant les défis de la démocratie directe, même entre camarades.

Antoine Audi : le retour de l'ancien maire

Antoine Audi, ancien maire battu en 2020, a choisi la médiathèque Pierre-Fanlac pour un meeting « sans bling-bling », devant une centaine de personnes. Il a expliqué pendant plus de deux heures comment il comptait « remettre la ville à l'endroit », s'appuyant sur une liste soutenue par LR, l'UDI et Renaissance.

Il a rappelé sa promesse de deux mandats et ciblé le maire sortant comme son « seul adversaire ». Son programme, axé sur le quotidien, a été détaillé par des colistiers comme l'avocate Natacha Mayaud et l'ancien député Philippe Chassaing, avec un temps d'échange soutenu avec le public.

Michel Cadet : la campagne longue et rythmée

Jeudi soir, Michel Cadet a clôturé sa campagne au Théâtre avec plus de 400 soutiens, qualifiant son arrivée d'« arrivée de rock-star ». Il a souligné les « plus de 60 réunions de quartier » organisées et présenté ses colistiers par groupes, annonçant leurs futurs rôles au Conseil municipal.

Dans son discours, il a insisté sur le travail de fond de son équipe et réexposé les grandes lignes de son programme, affirmant que « quand on travaille, on est légitime ».

Vincent Belloteau : le meeting avancé de LFI

Initialement prévu le 12 mars, le meeting de la liste LFI, Périgueux en commun, a été avancé au 6 mars dans la grande salle du Théâtre pour des raisons de sécurité. Vincent Belloteau a critiqué le refus de fusion d'Émeric Lavitola, estimant qu'il « entraîne la gauche dans une défaite arithmétiquement assurée ».

Des spécialistes ont abordé des thèmes comme la culture occitane et le logement, mais le journal Sud Ouest, non prévenu, n'a pu assister à l'événement ni évaluer l'affluence.

Ces meetings ont offert un ultime état des lieux avant le premier tour, révélant des stratégies variées et des mobilisations contrastées dans une campagne qui reste tendue jusqu'au bout.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale