Municipales à Pau : tractations intenses pour des alliances avant le second tour
Municipales Pau : tractations intenses pour alliances second tour

Municipales à Pau : les tractations s'accélèrent pour le second tour

Les négociations pour d'éventuelles listes d'union lors du second tour des élections municipales à Pau battent leur plein ce lundi 16 mars. Cette agitation fait suite à un premier tour qui a placé le maire sortant François Bayrou en tête avec 33,83% des voix, soit 8 851 suffrages. Il devance son principal adversaire de gauche, Jérôme Marbot, qui a recueilli 26,31% (6 884 voix), et la candidate du Rassemblement national, Margaux Taillefer, avec 16,26% (4 255 voix).

Les candidats éliminés, clés potentielles du second tour

Derrière ces trois qualifiés, trois autres listes ont obtenu plus de 6% des voix, devenant ainsi des atouts stratégiques pour le second tour. Pascal Boniface, sans étiquette, a récolté 8,74% (2 288 voix). L'écologiste soutenu par La France Insoumise, Jean-François Blanco, a obtenu 7,04% (1 841 voix). Enfin, Philippe Arraou, également sans étiquette, a rassemblé 6,15% des suffrages. Les trois qualifiés espèrent séduire ou convaincre les électeurs de ces listes défaites pour renforcer leurs positions.

Un délai très serré pour les alliances

Les candidats ont jusqu'à ce mardi 17 mars, 18 heures, pour déposer leurs listes définitives en préfecture. Cependant, la question pratique de l'impression des bulletins de vote réduit considérablement ce délai, ajoutant une pression supplémentaire aux négociations.

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Philippe Arraou, ancien membre du Modem, dont l'électorat semble proche de celui de François Bayrou selon les résultats détaillés des bureaux de vote, devait annoncer son positionnement ce mardi. Il pourrait soutenir l'un des candidats, potentiellement en échange d'une place sur une liste, ou simplement appeler à s'opposer à l'extrême droite sans donner de consigne de vote précise.

Négociations complexes à gauche

À gauche, selon nos informations, Jean-François Blanco et Pascal Boniface auraient rencontré Jérôme Marbot dans la matinée. Le premier lui aurait proposé un accord technique, intégrant quelques membres de sa liste sans exiger de postes d'adjoints ou de modifications du programme. Le second aurait demandé une fusion des listes proportionnelle à leurs scores respectifs, soit environ un tiers des places, avec plusieurs postes clés en cas de victoire.

En début de soirée lundi, aucune décision n'était encore visible. La tendance semblait plutôt au rejet d'un accord avec La France Insoumise, perçue comme un repoussoir pour une partie de l'électorat de centre gauche selon certains membres de la liste Nouvelle ère de Jérôme Marbot. Cette situation illustre une application locale de la théorie des gauches irréconciliables.

Un autre défi réside dans la répartition des places sur la liste, l'union de la gauche ayant déjà nécessité un délicat équilibre entre les forces présentes (PS, Écologistes EELV, Générations, L'Après...). Il serait donc compliqué pour Jérôme Marbot d'écarter ses alliés actuels au profit de membres d'une liste non qualifiée.

Dans la soirée, Jérôme Marbot a annoncé qu'il s'exprimerait sur le sujet ce mardi à 10 heures, avant de déposer sa liste définitive à midi.

Une abstention toujours élevée

Lors du premier tour, 21 932 des 48 691 inscrits sur les listes électorales à Pau n'ont pas voté, soit un taux de participation de seulement 54,96%. Bien que supérieur à celui de 2020 (38,35%), en pleine crise du Covid, ce chiffre reste inférieur à la moyenne des Pyrénées-Atlantiques (62,54%). Parmi les grandes villes du département, seule Bayonne a enregistré une participation plus faible avec 53,26%.

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