Municipales 2026 : les sondages révèlent des tendances serrées dans les grandes villes
Municipales 2026 : sondages serrés dans les grandes villes

Municipales 2026 : les sondages dessinent des batailles serrées dans les grandes villes

À moins d'une semaine du premier tour des élections municipales qui se tiendra le dimanche 15 mars 2026, les dernières enquêtes d'opinion révèlent des tendances contrastées selon les grandes agglomérations. Alors que certaines villes semblent déjà dessiner des favoris clairs, d'autres promettent des scrutins extrêmement serrés où chaque voix comptera.

Bordeaux : un écart qui se resserre dangereusement

Dans la capitale girondine, le dernier sondage de Cluster 17 pour « Politico » annonce des résultats particulièrement serrés. Le maire sortant Pierre Hurmic (Les Écologistes, PS, PCF) conserverait la tête avec 31% des voix, mais l'écart avec son principal adversaire Thomas Cazenave (Renaissance, LR, Horizons) se réduit à seulement 5 points (26%). Philippe Dessertine (divers centre) pourrait jouer les trouble-fêtes avec 17% des intentions de vote, tandis que Nordine Raymond (LFI) pourrait se qualifier au second tour avec 11,5% des voix.

Paris : Emmanuel Grégoire en tête mais la bataille fait rage

Dans la capitale, c'est le socialiste Emmanuel Grégoire qui arrive en tête du dernier sondage publié ce dimanche. Le candidat de la majorité municipale sortante obtiendrait 32% des voix, juste devant la candidate LR Rachida Dati (26,5%). La candidate Reconquête ! Sarah Knafo pourrait se qualifier au second tour avec 13,5%, tandis que le macroniste Pierre-Yves Bournazel recueillerait 12% des intentions de vote.

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Marseille : un duel PS-RN au coude-à-coude

Dans la Cité phocéenne, un match à deux se dessine selon le dernier sondage. Le maire PS sortant Benoît Payan arrive en tête avec 35% des intentions de vote, talonné de très près par le candidat RN Franck Allisio (32%). Martine Vassal (LR) et Sébastien Delogu (Insoumis) arrivent plus loin avec respectivement 18% et 13% des voix.

Lyon : Jean-Michel Aulas largement en tête

L'ancien président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, caracole en tête dans la capitale des Gaules. Soutenu par Les Républicains, Renaissance, Horizons, le MoDem et l'UDI, il obtiendrait 45% des voix selon la dernière enquête d'opinion. L'édile sortant Grégory Doucet (Les Écologistes) recueillerait seulement 29%. Derrière, seule la candidate soutenue par LFI Anaïs Belouassa-Cherifi dépasse les 10% et pourrait envisager un maintien au second tour.

Toulouse : un match à trois particulièrement serré

Le dernier sondage commandé par François Piquemal, candidat (LFI, NPA etc), à Cluster 17, dessine un match à trois qui devrait se jouer dans la Ville rose. Jean-Luc Moudenc (droite), maire sortant arrive en tête avec 33%, talonné par le candidat PS François Briançon (30%). En troisième position, François Piquemal (LFI) recueille 23% des intentions de vote.

Nice : Éric Ciotti domine largement la course

Le président de l'Union des droites pour la République, soutenu par le RN, Éric Ciotti, arrive largement en tête avec 45% des voix. Christian Estrosi, maire sortant qui représente Horizons et Les Républicains, se classe deuxième avec 27%. Les candidats de gauche, Juliette Chesnel-Le Roux et Mireille Damiano, sont beaucoup plus loin, à 12 et 11%, juste au-dessus du seuil de qualification pour le second tour.

Nantes : un duel serré entre le PS et la droite

La bataille pour le fauteuil de maire s'annonce particulièrement serrée à Nantes entre deux candidats. D'un côté, l'édile sortante Johanna Rolland (PS) avec 38%. De l'autre, Foulques Chombart de Lauwe (LR, Renaissance, le MoDem, Horizons, Nouvelle Énergie et le Parti breton) avec 31%. Le candidat LFI William Aucant pourrait se qualifier au second tour avec 13% des intentions de vote, ouvrant la possibilité d'une triangulaire.

Montpellier : le maire sortant en position de force

Dans l'autre grande ville d'Occitanie, le maire sortant Michaël Delafosse (PS) est donné largement favori selon les dernières enquêtes d'opinion. Il arriverait premier avec 35%. La deuxième place se jouerait entre Nathalie Oziol (LFI) et le président du club de rugby de la ville Mohed Altrad qui recueilleraient respectivement 15% chacun.

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Strasbourg : trois candidats se détachent nettement

Dans la capitale alsacienne, Catherine Trautmann, maire de 1989 à 1997 puis de 2000 à 2001, pourrait faire son retour à la tête de la ville. La candidate PS obtiendrait 31% selon le dernier sondage. L'édile sortante Jeanne Barseghian (Les Écologistes) arrive deuxième avec 20%, suivie de près par le candidat LR Jean-Philippe Vetter (19%).

Lille : quatre candidats dans un mouchoir de poche

Dans la Capitale des Flandres, un match à quatre se dessine avec des écarts très réduits. Arnaud Deslandes (PS) arriverait en tête avec 28% des voix. L'écologiste Stéphane Baly serait crédité de 20%. Pas loin derrière, les Insoumis avec Lahouaria Addouche obtiendraient 16% des suffrages. Enfin, Violette Spillebout, du camp présidentiel, ferme la marche avec 15% des intentions de votes.

Rennes : la maire sortante en position dominante

La maire sortante Nathalie Appéré (PS) arriverait largement en tête selon les derniers sondages. Avec 42% des voix, elle devancerait largement Marie Mesneur (LFI) et Charles Compagnon (Horizons) crédités de 18% et 17% respectivement.

Le Havre : Edouard Philippe en tête de justesse

Edouard Philippe, ex-Premier ministre et candidat déclaré à l'élection présidentielle, est donné légèrement favori selon les dernières enquêtes d'opinion. Le fondateur d'Horizons arriverait en tête des intentions de vote avec 37%. Jean-Paul Lecoq, député communiste soutenu par le PS, arriverait juste derrière avec 35% des voix. Le RN pourrait se qualifier pour le second tour puisque son candidat Franck Keller serait crédité de 18% des intentions de vote.

Ces derniers sondages, publiés à moins d'une semaine du scrutin, montrent que les élections municipales de 2026 s'annoncent particulièrement disputées dans de nombreuses grandes villes françaises, avec des écarts souvent très réduits entre les principaux candidats.