Municipales 2026 à Nîmes Métropole : un premier tour riche en enseignements
Le dimanche 15 mars 2026, les électeurs de la communauté d'agglomération Nîmes Métropole se sont rendus aux urnes pour le premier tour des élections municipales. Le verdict est désormais connu pour trente-sept des trente-neuf communes que compte l'agglomération, marquant une étape cruciale dans le renouvellement des équipes municipales.
Un second tour nécessaire à Nîmes et Poulx
Deux communes de l'agglomération devront patienter jusqu'au dimanche 22 mars pour connaître leur futur maire. À Nîmes, la préfecture du Gard, la compétition est particulièrement serrée. Julien Sanchez, candidat du Rassemblement National-Union de la Droite, affronte Vincent Bouget, à la tête d'une liste de la gauche unie, excluant La France Insoumise. L'écart de seulement cent soixante-trois voix entre les deux listes laisse planer une grande incertitude sur l'issue finale.
Le président sortant de Nîmes Métropole, Franck Proust des Républicains, se trouve en ballottage défavorable. Une alliance potentielle avec Julien Plantier ne lui assure pas la victoire. Une éventuelle élection d'un maire issu de la gauche ou de l'extrême droite à Nîmes pourrait remettre en question la tradition. En effet, depuis la création de Nîmes Métropole en 2002, le président de l'agglomération a toujours été le maire de Nîmes. Pour la première fois, cette règle non écrite pourrait être brisée.
À Poulx, la situation est également indécise. La maire sortante, Sylvie Campeyron, ne se représentant pas, quatre listes étaient en lice. Jean-Antoine Bunoz est en ballottage favorable face à Julien Testard, mais rien n'est encore joué pour cette commune qui devra elle aussi attendre le second tour.
Vingt maires réélus dès le premier tour
Le scrutin a confirmé la confiance des électeurs envers vingt maires sortants de l'agglomération, réélus dès ce premier tour. Parmi eux, huit candidats étaient seuls en lice, assurant leur réélection sans opposition :
- Bernard Clément à Domessargues
- Gilles Tixador à Sainte-Anastasie
- Gaël Dupret à Sernhac
- Gilles Gadille à Cabrières
- Michel Verdier à Saint-Côme-et-Marujéols
- Daniel Marquet à Montagnac
- Véronique Poignet-Senger et Jacques Durand à Saint-Bauzély
D'autres maires sortants ont remporté une victoire nette face à des listes adverses, avec des scores parfois très élevés :
- Eddy Valadier à Saint-Gilles (83,81 %)
- Patrick Gervais (76 %)
- Gaëtan Prévoteau à Langlade (73,18 %)
- Patrice Planes à Rodilhan (67,60 %)
- Yves Rodriguez à Garons (66 %)
- Olivier Fabregoul à Caissargues (65,63 %)
- Frédéric Touzelier à Générac (65,53 %)
- Patrick de Gonzaga à La Rouvière (60,98 %)
- Jean-Louis Poudevigne à Gajan (59,83 %)
Les réélections de Jean-Luc Descloux à Milhaud, Maryse Giannaccini à Fons-outre-Gardon, Rémi Nicolas à Marguerittes et Jean-Luc Chailan à Milhaud ont été quant à elles plus serrées, mais tout aussi concluantes.
Dix-huit nouveaux maires déjà désignés
En attendant les résultats définitifs de Nîmes et Poulx, dix-huit communes de l'agglomération connaissent déjà l'identité de leur nouveau premier édile. Ces élections marquent un renouvellement significatif, avec plusieurs successions notables :
Richard Arnaud à Bezouce, François Charrière à Saint-Dionisy, Serge Rouvière à Saint-Mamert et Christophe Zaragoza à Lédenon prennent la suite de maires qui ne se représentaient pas. À Bernis, Fidéline Sebileau, opposante au maire sortant Théo Granchi, a remporté la victoire. À Bouillargues, un véritable coup de théâtre a eu lieu : l'ancienne adjointe Marie-Pierre Tronc a devancé le maire sortant Maurice Gaillard.
À Manduel, David-Alexandre Roux a battu Marine Pia, première adjointe de l'ancien maire Jean-Jacques Granat. Redessan tourne une nouvelle page avec l'élection de Jules Fernandez. D'autres communes accueilleront également de nouveaux maires : Vincent Béchard à Dions, Valérie Chaneac à Saint-Chaptes, Jean-Baptiste Antonelli à La Calmette, Mathieu Saignol à Mauressargues, Thomas Pic à Moulézan, François Plazas à Saint-Gervasy, Théo Guigue à Sauzet et François de Luca à Saint-Geniès-de-Malgoires.
Parmi ces nouveaux élus, Théo Guigue, âgé de seulement vingt-trois ans, deviendra le plus jeune maire du Gard, symbolisant un renouvellement générationnel au sein de l'agglomération.
La composition de Nîmes Métropole en attente
Si les maires de trente-sept communes sont désormais connus, la composition complète de l'instance intercommunale reste à déterminer. Les cent quatre conseillers communautaires, les vice-présidents et le président de Nîmes Métropole seront élus au plus tard le vendredi de la quatrième semaine suivant l'élection des maires, soit le 24 avril 2026 au plus tard. Cette échéance permettra de dessiner les nouvelles majorités et les équilibres politiques au sein de l'agglomération, avec des enjeux particulièrement importants pour la gouvernance des prochaines années.



