Mont-de-Marsan : le maire sortant Dayot appelle Darrieussecq à se retirer pour le second tour
Municipales 2026 à Mont-de-Marsan : Dayot exige le retrait de Darrieussecq

Municipales 2026 à Mont-de-Marsan : un second tour sous haute tension politique

Les résultats du premier tour des élections municipales 2026 à Mont-de-Marsan, dévoilés ce dimanche 15 mars au soir, ont immédiatement provoqué des réactions politiques vives et stratégiques. Frédéric Dutin, candidat de l'union de la gauche, arrive en tête avec 29,72 % des voix, suivi de près par le maire sortant Charles Dayot, qui obtient 26,04 %. Geneviève Darrieussecq se place troisième avec 23,98 %, tandis que Nicolas Lerègle du Rassemblement National (RN) atteint 13,92 % et la liste Marsan Citoyen 6,34 %.

Charles Dayot lance un ultimatum à sa rivale Geneviève Darrieussecq

Dès l'annonce des résultats, Charles Dayot a pris la parole pour adresser un message ferme à sa concurrente directe. « Au vu des résultats, il n'y a que deux personnes qui peuvent être élues maire dimanche prochain : Frédéric Dutin et moi-même », a-t-il déclaré. Le maire sortant, qui devance Geneviève Darrieussecq de moins de 250 voix, estime que les électeurs montois l'ont clairement choisi face à elle.

« Les Montois m'ont choisi ! », a-t-il insisté, ajoutant que « Geneviève Darrieussecq ne pourra pas être élue maire » selon lui. Dans un appel solennel, Charles Dayot l'a exhortée à « prendre ses responsabilités et à retirer sa candidature ». Il a mis en garde contre les conséquences d'un maintien, affirmant qu'elle porterait alors « la grave responsabilité du retour de Frédéric Dutin et de ses alliés communistes et écologistes radicaux dans notre ville ».

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Charles Dayot a également plaidé pour la continuité, évoquant son mandat depuis 2020 et appelant les citoyens à opter pour « la stabilité et la capacité d'agir » lors du second tour prévu le dimanche 22 mars.

Le RN maintient sa liste pour ancrer sa présence locale

De son côté, Nicolas Lerègle, candidat du Rassemblement National arrivé en quatrième position, a annoncé le maintien de sa liste pour le second tour. Allié à l'UDR lors de ce scrutin, il s'est félicité de son score de 13,92 %, soulignant une nette progression par rapport aux 8 % obtenus en 2014. « Ce score ancre le RN dans la vie locale », a-t-il affirmé.

Le candidat RN a justifié cette décision par son refus de « cautionner la gestion catastrophique de la Ville menée par Charles Dayot et Geneviève Darrieussecq ». Il a expliqué qu'il était « impossible de s'allier à ceux qui ont endetté cette Ville ». Au-delà de cette opposition, Nicolas Lerègle a révélé un double objectif stratégique : « s'ancrer dans le paysage politique montois » et, grâce à l'obtention d'élus, « peser sur des scrutins comme les sénatoriales, par exemple » à l'avenir.

Cette configuration place ainsi le second tour sous le signe d'une bataille à trois, avec des enjeux de retrait et d'alliances qui pourraient redessiner la carte politique de Mont-de-Marsan.

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