Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : les stratégies se précisent pour contrer le RN au second tour
Municipales 2026 à Bagnols : stratégies contre le RN au second tour

Municipales 2026 à Bagnols-sur-Cèze : les stratégies se précisent pour contrer le RN au second tour

Au lendemain du premier tour des élections municipales du 15 mars 2026 à Bagnols-sur-Cèze, où la députée RN Pascale Bordes est arrivée largement en tête avec 44,26 % des voix, les stratégies pour le second tour du dimanche 22 mars s'affinent. Tous les candidats doivent déposer leur candidature en préfecture au plus tard le mardi 17 mars, créant une course contre la montre pour former des alliances.

L'appel à l'union du maire sortant Jean-Yves Chapelet

Le maire sortant Jean-Yves Chapelet, qui a obtenu 18,25 % des suffrages, a lancé un appel pressant aux électeurs dans un communiqué. Il les exhorte à "vous unir à nous pour le progrès et l'avenir" afin de ne pas "laisser les clés de la ville à un parti", en l'occurrence le Rassemblement national. Chapelet souligne que même si le RN a rassemblé 3 109 voix, "rien n'est perdu ! Nous tous, ensemble, avons rassemblé 3 916 voix", en comptabilisant les scores des autres candidats.

Il reconnaît que "le Rassemblement national a réussi le tour de force de nationaliser les élections municipales", mais affirme avec conviction : "Bagnols ne fait pas exception parmi les villes moyennes de France, mais elle sera l'exception au second tour."

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Les réactions mitigées des autres candidats

Cet appel à l'union ne convainc pas tous les adversaires de Pascale Bordes. Jérôme Jackel, candidat Debout ! (parti de François Ruffin) qui a réuni 15,93 % des voix, réplique vivement : "Il dédaigne les courants politiques et démocratiques. Il veut un rassemblement vers lui mais il n'est pas rassembleur : entre lui et moi il y a 160 voix d'écart. Il doit tirer sa révérence."

Jackel annonce avoir fait "un appel du pied à Philippe Broche" lundi matin pour discuter d'une union potentielle. "À deux, on fait 30 % des voix", calcule-t-il, ajoutant : "Un assemblage Jackel-Broche c'est légitime. Si on s'allie, on va créer une dynamique. Les électeurs de Chapelet vont se tourner vers nous."

Le refus catégorique de Philippe Broche

Philippe Broche, qui a obtenu 14,43 % des suffrages, coupe court à toute spéculation : "Je dis non à Jackel ! On ne va pas fusionner." Une réunion avec ses colistiers était prévue lundi soir pour décider de la stratégie à suivre : "soit on continue, soit on se retire". L'annonce de cette décision devrait être faite mardi.

Broche justifie sa position en expliquant : "Je respecte mes colistiers, on a constitué une liste avec des personnes aux orientations politiques." Concernant l'appel du maire sortant, il estime que "c'est le chant du cygne, ça ne sert à rien, chaque électeur est libre de son choix", tout en regrettant le taux de participation qui n'a pas été plus élevé.

La position de Michel Cegielski, disqualifié pour le second tour

Michel Cegielski, dont la liste n'a pas atteint les 10 % requis pour se maintenir avec 7,13 % des voix, estime que "c'est normal que Jean-Yves Chapelet fasse appel aux électeurs. Il est en tête des autres candidats après le RN". L'ancien adjoint démissionnaire de Chapelet pense cependant que "le maire devrait faire un appel aux autres candidats et aux gens pour qu'ils aillent voter".

Concernant la possibilité de rejoindre une autre liste - une option permise si la liste d'origine a obtenu au moins 5 % des suffrages -, Cegielski confie que Jérôme Jackel l'a appelé le soir du premier tour "pour savoir si je le soutenais. Mais je ne peux pas le soutenir comme ça, sans savoir comment il va agir".

Le contexte électoral tendu

La situation à Bagnols-sur-Cèze reflète les tensions politiques nationales, avec le Rassemblement national qui capitalise sur son avance au premier tour. Les candidats derrière Pascale Bordes doivent maintenant naviguer entre :

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  • La pression pour former des alliances contre le RN
  • Les divergences idéologiques et personnelles
  • Le calendrier serré avant le dépôt des candidatures
  • La nécessité de mobiliser les électeurs pour le second tour

Philippe Broche résume le dilemme : "Je suis en quatrième position, donc je ne suis pas en situation de dire quelque chose. Il appartient aux autres de prendre leurs responsabilités." Tous les regards sont désormais tournés vers les annonces de mardi, qui détermineront la configuration finale du second tour.