Municipales 2026 à Alès : panorama complet des candidats en lice
À un mois précisément du scrutin des 15 et 22 mars 2026, la bataille pour la mairie d'Alès s'intensifie. Six listes distinctes vont s'affronter, reflétant un paysage politique local particulièrement fragmenté, notamment à gauche. L'enjeu est de taille : poursuivre la politique menée depuis trois décennies ou opérer un basculement total.
Les six prétendants à la mairie d'Alès
Voici les candidats déclarés, présentés par ordre alphabétique :
- Anthony Bordarier (RN) : Le Rassemblement national fait son entrée sur la scène municipale alésienne. Anthony Bordarier, tête de liste, a présenté sa candidature le 6 février 2026. Il déclare croire en la possibilité de "créer la surprise".
- Jérôme Garcia (Lutte ouvrière) : Porte-drapeau local du parti, il représente la tradition trotskiste dans la course.
- Basile Imbert (PS) : Le candidat socialiste conduit la liste "Alès commun". Il met en avant des "propositions concrètes et crédibles", notamment en faveur du pouvoir d'achat.
- Marc Infantes (sans étiquette) : Il mène une équipe issue de la société civile sous la bannière "Alès moderne et authentique". Son slogan : "Alès n'est pas au maire, mais aux Alésiens !". Il ambitionne une gestion différente de la ville.
- Paul Planque (PC) : Le candidat communiste conduit la liste "Alès c'est vous" et a dévoilé une trentaine de noms de soutiens. Il incarne une autre voix de la gauche, distincte du PS.
- Christophe Rivenq (sans étiquette) : Le maire sortant, qui a succédé à Max Roustan il y a un an, conduit une liste "très largement reconduite". Ancien directeur général des services et premier adjoint, il prône une vision où "tous les élus doivent être des serviteurs".
Un contexte politique local marqué par les divisions
L'analyse des observateurs politiques, comme Charles Leduc, journaliste à Midi Libre, souligne plusieurs dynamiques clés. La droite, autour du maire sortant Christophe Rivenq, cherche à poursuivre l'œuvre entamée il y a trente ans par Max Roustan. Face à lui, l'offre politique est éclatée.
La gauche apparaît particulièrement divisée avec trois listes distinctes : celle de Lutte ouvrière, celle du Parti communiste et celle du Parti socialiste. Les positions entre le PS et le PC semblent, à ce stade, "irréconciliables sur le chemin de l'union", affaiblissant potentiellement leurs chances face au camp sortant.
L'entrée en lice du Rassemblement national, annoncée depuis plusieurs mois, ajoute une nouvelle dimension à la compétition. Parallèlement, la candidature de Marc Infantes, issue de la société civile, propose une alternative en dehors des cadres partisans traditionnels.
Les enjeux du scrutin
L'élection municipale de 2026 à Alès se présente donc comme un référendum sur la continuité. Les électeurs devront choisir entre la stabilité proposée par l'équipe sortante, héritière d'une longue gestion, et les différentes alternatives portées par l'opposition, qu'elles soient de gauche, d'extrême droite ou apolitiques. La fragmentation des voix, surtout à gauche, pourrait être un facteur déterminant dans l'issue du second tour, voire permettre un résultat dès le premier tour pour la liste majoritaire.



