Mont-de-Marsan : l'UDR révèle des contacts pour une alliance avec l'équipe Dayot
Mont-de-Marsan : l'UDR révèle des contacts pour une alliance

Mont-de-Marsan : l'UDR révèle des contacts pour une alliance avec l'équipe Dayot

Dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars 2026 à Mont-de-Marsan, une polémique éclate suite à la diffusion d'un communiqué de presse de l'Union des droites pour la République (UDR 40). Ce parti, allié au Rassemblement national dans les Landes, affirme avoir été approché par Brice Saint-Cricq, un proche collaborateur et colistier du maire sortant Charles Dayot, candidat à sa propre succession.

Une prise de contact confirmée par l'UDR

Pascal Brustis, responsable départemental de l'UDR 40 dirigée par Éric Ciotti, a apporté une position officielle suite à ce qu'il qualifie de « démarche récente ». « Brice Saint-Cricq, colistier de Charles Dayot, a pris contact afin d'évoquer l'hypothèse d'une alliance avec notre équipe », révèle-t-il. Cette prise de contact remonterait à quelques jours seulement.

Selon Pascal Brustis, cette initiative « confirme ce que nous observons depuis plusieurs mois : une fébrilité politique grandissante et une logique d'appareil éloignée des préoccupations concrètes des habitants de Mont-de-Marsan ». Il ajoute que « cette tentative d'alliance engagée s'apparente davantage à une stratégie de maintien que d'un projet renouvelé pour la ville ».

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Démenti catégorique et menaces de poursuites

Contacté par la rédaction en début de matinée ce vendredi 27 février, Brice Saint-Cricq n'a pas répondu aux sollicitations. Cependant, il a réagi vigoureusement sur les réseaux sociaux, accompagnant le communiqué de l'UDR 40 d'un commentaire sans équivoque : « Je vous prie de retirer ces propos mensongers et me réserve le droit, à titre personnel, de porter plainte pour diffamation ».

L'ancien candidat aux élections législatives poursuit en déclarant : « Je constate, à regret, une volonté de dégrader le débat démocratique en colportant des mensonges à quelques jours des élections ». Face à ces accusations, Pascal Brustis maintient fermement ses déclarations, affirmant détenir « les éléments en ma possession qui prouvent cela ».

L'entourage de Charles Dayot tente d'éteindre la polémique

Visiblement, l'équipe de campagne de Charles Dayot souhaite rapidement mettre un terme à cette controverse. Dans l'entourage proche du maire sortant, on glisse que « le maire ne fera aucun autre commentaire ». Cette position reflète une volonté claire de ne pas alimenter davantage la polémique, alors que le climat politique local apparaît particulièrement tendu.

Cette affaire survient alors que Charles Dayot s'est évertué, lors d'un récent débat organisé par le groupe Sud Ouest, de relancer la rumeur d'une « entente entre Frédéric Dutin et Geneviève Darrieussecq », ajoutant ainsi à l'atmosphère électrique de la campagne.

L'UDR réaffirme son soutien à la liste concurrente

Malgré ces contacts allégués, l'UDR 40 réaffirme « son plein soutien à la liste conduite par Nicolas Lerègle ». Pascal Brustis inscrit cette démarche « dans une volonté de clarté, de cohérence et d'engagement au service exclusif de l'intérêt général ».

Le parti dresse un constat sévère de la situation montoise : « une ville fragilisée financièrement, un sentiment d'insécurité croissant, des quartiers en difficulté et une cohésion locale mise à l'épreuve ». Face à ce tableau, l'UDR appelle à « la lucidité » et maintient son alliance avec le Rassemblement national.

Un climat de campagne déjà délétère

Nicolas Lerègle, candidat à la mairie de Mont-de-Marsan soutenu par l'UDR et le Rassemblement national, dénonce quant à lui une « petite manœuvre pour éviter le dépôt d'une liste de notre part ». Il affirme qu'il n'y a « aucune raison pour qu'il y ait une alliance avec Charles Dayot », ni au premier, ni au second tour.

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Cette nouvelle controverse surgit dans une campagne municipale au climat déjà particulièrement tendu. La question demeure : s'agit-il d'une démarche purement personnelle de Brice Saint-Cricq ou d'une stratégie politique révélant une certaine fébrilité au sein de l'équipe Dayot ? Pascal Brustis lui-même avoue « n'en savoir rien », précisant que son interlocuteur « ne me l'a pas précisé ».

Cet épisode ajoute une nouvelle couche de complexité à une bataille électorale qui promet d'être serrée dans la préfecture landaise, où les alliances et les stratégies politiques semblent plus que jamais au cœur des enjeux.