Mont-de-Marsan : un premier tour électoral aux résultats serrés
Le verdict des urnes est tombé ce dimanche dans la préfecture des Landes, mettant fin aux pronostics qui agitaient la campagne municipale. Frédéric Dutin, candidat de l'union de la gauche, vire en tête avec 29,72% des suffrages exprimés. Il devance de peu le maire sortant Charles Dayot qui obtient 26,04%, tandis que Geneviève Darrieussecq se place en troisième position avec 23,98%.
La surprise du Rassemblement national
Pour sa première candidature dans la ville, Nicolas Lerègle du Rassemblement national réalise une performance notable avec 13,92% des voix. Ce résultat permet au parti d'extrême droite de se maintenir pour le second tour, formant ainsi un quadrangulaire inédit pour les élections municipales montoises. La liste Marsan citoyen, créée il y a moins d'un mois, ferme la marche avec seulement 6,34% et est éliminée.
Analyse des résultats et perspectives pour le second tour
L'avance de Frédéric Dutin, bien que mathématiquement logique dans un scrutin où droite et centre droit se partagent la même base électorale, reste modeste avec seulement 437 voix d'écart sur son plus proche concurrent. Une question se pose : sans la présence de Marsan citoyen, le socialiste aurait-il pu creuser un écart plus important ?
Plus surprenant est le score combiné de Charles Dayot et Geneviève Darrieussecq qui totalisent à eux deux plus de 50% des voix. Le maire sortant, malgré les affaires qui ont émaillé sa campagne, résiste mieux que prévu. Geneviève Darrieussecq, que beaucoup considéraient comme oubliée depuis son passage ministériel à Paris, réalise quant à elle un retour remarqué, ne devançant son ex-allié que de 245 bulletins.
Les stratégies pour le second tour du 22 mars
Charles Dayot, se prévalant d'avoir « été choisi par les Montois », a invité son ex-alliée à se retirer pour le second tour. Mais Geneviève Darrieussecq a clairement indiqué qu'elle n'en ferait rien, déclarant : « Au rugby, un match se joue en deux mi-temps. Ce n'est pas un score flatteur pour un maire sortant, ni pour la gauche réunie. »
Du côté du Rassemblement national, le maintien de Nicolas Lerègle poursuit un double objectif : s'ancrer durablement dans le paysage politique montois et, à plus long terme, peser sur des scrutins comme les sénatoriales grâce à l'obtention d'élus locaux.
La bataille électorale de dimanche prochain s'annonce particulièrement serrée, avec quatre candidats déterminés à l'emporter dans cette quadrangulaire historique pour Mont-de-Marsan.



