Municipales 2026 à Mende : Jérémy Bringer se retire pour éviter la dispersion des voix
Mende : Jérémy Bringer retire sa candidature aux municipales

Municipales 2026 à Mende : le retrait stratégique de Jérémy Bringer

À un mois des élections municipales de mars 2026, Jérémy Bringer, élu d'opposition du groupe Mende Avenirs, annonce finalement son retrait de la course à la mairie de Mende. Cette décision, officialisée le 13 février 2026, intervient exactement un mois après le lancement de sa candidature le 13 janvier. L'élu invoque "l'intérêt général" et assume un retrait stratégique destiné à peser autrement dans la campagne électorale.

Éviter la dispersion face à la majorité sortante

Jérémy Bringer explique que son objectif principal était de "renverser la majorité actuelle" qui dirige la ville depuis 2008. "Les raisons sont assez simples", déclare-t-il, "on avait une ligne de conduite, une seule : renverser la majorité actuelle. Ce qu'on veut, c'est le renouveau et le changement. Si on se maintient, on renforce la candidature Laurent Suau." Son colistier Karim Abed défend "une décision responsable", affirmant : "Ce qu'on ne veut surtout pas, c'est alimenter la machine à perdre. Notre objectif premier, c'est de nous débarrasser de cette majorité qui est au pouvoir depuis 18 ans et qui risque de l'être encore six ans."

L'union de la droite avortée et les critiques

Dans une campagne qui comptera finalement quatre candidats, Jérémy Bringer révèle avoir tenté sans succès une union à droite. "J'étais partisan pour qu'on n'ait qu'une seule liste à droite. Je l'avais dit et redit. J'ai tendu à multiples reprises la main à Patrice Saint-Léger. Il a refusé catégoriquement", confie-t-il. Concernant la liste de la majorité sortante menée par Stéphanie Maurin, il se montre également critique : "Même si c'est elle qui est tête de liste, on sait très bien qui pousse. Si demain il y a un renversement au niveau du Département, Laurent Suau reprendra sa place de maire."

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Les raisons du retrait et les projets municipaux

Les deux candidats affirment que ce retrait n'est pas lié à une difficulté à constituer une équipe. "Si on voulait déposer une liste complète, avec parité homme-femme, on le pouvait. Ce n'est pas un problème. Ce qui nous a manqué, c'était une première adjointe capable d'y consacrer autant de temps que nous", explique Jérémy Bringer. Sur le fond, les critiques contre le bilan municipal demeurent vives. La majorité sortante, dirigée par Laurent Suau de 2020 à août 2024 puis par Régine Bourgade jusqu'en 2026, est accusée d'avoir mal utilisé ses marges financières.

Karim Abed rappelle notamment la vente des logements de la SAIEM, qui aurait rapporté "l'équivalent d'une année de budget". "Jamais une majorité municipale n'a eu autant d'argent à sa disposition. Et quand on voit le bilan final, c'est un immense gâchis", dénonce-t-il. Le dossier du bowling reste un point d'attaque central. Ce projet, figurant déjà dans le programme de Laurent Suau en 2020, n'a jamais vu le jour. Jérémy Bringer en fait un symbole du manque d'attractivité de la ville : "En 2020, peut-être qu'il était dans leur programme, mais force est de constater qu'ils n'ont rien fait. Ils ont eu six ans. Ils ont refait une petite placette à 2 millions d'euros, mais pas de bowling. Nous, on a trouvé trois porteurs de projet. Il n'a qu'à venir me voir et on le fera son bowling."

Un engagement local qui se poursuit

À ceux qui lui reprochent de "commenter la politique sans jamais y aller", Jérémy Bringer assume son positionnement : "Avant tout, je suis un entrepreneur. La politique n'est pas et ne sera jamais un métier. Je ne veux pas rentrer dans ce système-là pour avoir un poste ou des indemnités. Je garde mon indépendance." Karim Abed y voit, lui, "une preuve de maturité politique" pour un élu de 39 ans "qui a l'avenir devant lui".

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S'ils ne briguent pas de mandat municipal en mars, les deux élus assurent vouloir poursuivre leur engagement local. "Demain, on sera des citoyens engagés pour la commune, comme on l'a toujours été", conclut Jérémy Bringer, promettant que l'association Mende Avenirs continuera "à faire avancer les dossiers" dans le débat public mendois. Cette décision de retrait stratégique marque ainsi un tournant dans la campagne des municipales 2026 à Mende, où l'enjeu du renouveau politique face à une majorité installée depuis près de deux décennies reste plus que jamais d'actualité.