Municipales à Lattes : une seconde vidéo controversée relance le débat sur l'insécurité
La campagne électorale à Lattes, dans l'Hérault, connaît un nouvel épisode tumultueux avec la publication d'une deuxième vidéo par le candidat Wassim Boughnim. Ce dernier, l'un des cinq prétendants à la mairie, a choisi de mettre en avant la question de l'insécurité comme thème central de sa campagne.
Une interview de rue qui fait polémique
Dans cette séquence diffusée sur les réseaux sociaux, le journaliste Vincent Lapierre, connu pour sa proximité avec les milieux d'extrême droite, interroge des commerçants et des habitants de Lattes sur leur sentiment d'insécurité. Les questions portent notamment sur des cambriolages récents et sur le climat général dans les rues de la commune.
Wassim Boughnim apparaît également dans cette vidéo, répondant avec un ton modéré à des interrogations qui semblent pourtant orientées. "On n'est pas non plus en danger dans les rues ici ?", questionne l'intervieweur, mettant le candidat dans une position délicate.
Des accusations graves contre la métropole
Trente minutes après cette séquence, le candidat développe une thèse alarmante. Il affirme que la métropole chercherait délibérément à envoyer des habitants des quartiers populaires vers Lattes, dans le but ultime de faire disparaître la commune. Le titre de la vidéo, "Lattes, le saccage commence", ne laisse aucune place à la nuance et contribue à dramatiser le propos.
Des réactions vives de la part des élus locaux
Cette nouvelle publication fait suite à une première vidéo qui avait déjà suscité de vives réactions. Le président du Foyer rural de Maurin s'était notamment insurgé contre ce qu'il qualifiait de "propos diffamatoires" concernant un point de deal présenté comme étant "au cœur du foyer rural".
Le maire sortant Cyril Meunier, candidat à sa réélection, avait pour sa part qualifié cette première vidéo de "sketch" dans les colonnes de Midi Libre. Une réaction qui n'a pas manqué de provoquer une réponse cinglante de Wassim Boughnim : "L'insécurité ne disparaît pas parce qu'on la conteste dans un article de presse. Quand des habitants parlent de trafics, de nuisances, de sentiment d'abandon ou de dégradation du cadre de vie, la réponse attendue n'est pas l'ironie, mais l'action."
Une plainte envisagée par la municipalité
Face à cette nouvelle offensive médiatique, Cyril Meunier envisage désormais de porter plainte. Cette décision témoigne de l'importance des enjeux dans cette campagne municipale où la question sécuritaire occupe une place prépondérante.
Le candidat Wassim Boughnim fait référence dans ses propos au nettoyage d'un point de deal sur la place des arcades en octobre dernier, un événement qui avait mobilisé les forces de l'ordre. Cette référence à un fait divers réel permet au candidat d'ancrer son discours dans une réalité locale tout en l'amplifiant pour servir sa campagne.
La publication de cette seconde vidéo intervient dans un contexte électoral déjà tendu, où chaque candidat cherche à se démarquer sur des sujets sensibles. L'utilisation des réseaux sociaux comme canal de communication direct avec les électeurs, sans le filtre des médias traditionnels, ajoute une dimension nouvelle à cette campagne municipale.



