Ingérence israélienne dans les municipales 2026 : trois candidats LFI ciblés
Ingérence israélienne : trois candidats LFI ciblés

Une opération de manipulation a ciblé Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud lors des élections municipales de mars 2026. Les services de renseignement français enquêtent sur une entité liée à des intérêts israéliens nommée « BlackCore ».

Campagne d'ingérence depuis Israël

La campagne d'ingérence ayant visé des candidats de La France insoumise (LFI) lors des municipales de mars a été opérée depuis Israël, a indiqué jeudi à l'AFP une source informée du dossier. Les quotidiens français Libération et israélien Haaretz évoquent le rôle de deux entreprises basées dans ce pays.

Cette opération, dévoilée le 10 mars, mettait en œuvre plusieurs sites et comptes présentant des « caractéristiques d'inauthenticité », notamment des « photos générées par intelligence artificielle et des dates de création communes », avait annoncé Viginum. Le service chargé de lutter contre les manipulations en ligne indique que cette campagne n'a eu qu'une « faible visibilité » sur les réseaux sociaux.

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Trois candidats LFI dans le viseur

« Les services de renseignement de notre pays soupçonnent l'entreprise israélienne BlackCore d'ingérences contre nous pendant la campagne municipale. Trois candidats LFI ont été visés : Sébastien Delogu, François Piquemal et David Guiraud », candidats respectivement à Marseille (Bouches-du-Rhône), Toulouse (Haute-Garonne) et Roubaix (Nord), selon le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. « Résultat : des milliers de messages diffusés pour mentir, les traîner dans la boue. Nous demandons au gouvernement une loi permettant de combattre les ingérences étrangères », a-t-il affirmé sur X. Le parti de gauche radicale est très critique à l'égard de la politique du gouvernement israélien envers les Palestiniens et dans la bande de Gaza.

Caractère étatique non établi

Les services français ont en effet mis en lumière le rôle d'une entité liée à des intérêts israéliens nommée « BlackCore », mais qui n'est que « la porte d'entrée d'une entreprise beaucoup plus complexe », a indiqué à l'AFP une source informée du dossier. Selon cette source, la campagne de manipulation provient bien d'Israël, mais le caractère étatique ou non de cette ingérence n'est pas établi.

Selon Libération et Haaretz, BlackCore, dont le site Internet est désormais hors ligne, se prévaut de 15 ans d'expérience, mais son nom de domaine n'a été enregistré qu'en août 2025. L'entité, qui ne figure pas dans le registre israélien des entreprises, se présente comme une « entreprise d'élite spécialisée dans l'influence, le cyber et les technologies, conçue pour l'ère moderne de la guerre de l'information », selon Libération.

Dans une longue enquête, Libération explique avoir étudié avec Haaretz les sous-domaines Internet liés à BlackCore. Ceux-ci renvoient vers deux entreprises israéliennes, Galacticos Ltd. et SNI Digital, qui ont toutes les deux pour directeur le même homme, Doron Afik. « Galacticos n'a aucune affiliation, aucun partenariat ni aucune connaissance d'une entité nommée BlackCore », a réagi Don Afik, interrogé par Libération et Haaretz.

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