Olivier Falorni lance sa campagne pour la mairie de La Rochelle avec un meeting spectaculaire
Falorni lance sa campagne pour la mairie de La Rochelle

Olivier Falorni entre en scène pour la conquête de La Rochelle

Le député ambitionnant de devenir le prochain maire et président de l’Agglomération de La Rochelle a véritablement lancé sa campagne dimanche 11 janvier. Parce que c’était le moment ou jamais, Olivier Falorni s’est autorisé une entrée de vedette. Arrivant par le fond du Centre des congrès où plus de trois cents soutiens l’attendaient, il a pris le temps de saluer et d’embrasser la foule venue assister à son premier meeting de campagne, avant de gagner la scène sur « Can’t Take My Eyes Off You », hymne « feel good » par excellence popularisé dans les années 80.

Un programme détaillé en douze réunions publiques

Le prétendant à l’écharpe de maire de La Rochelle détaillera au fil de 12 réunions publiques, dont la première est prévue le 2 février à Port Neuf, ses éléments programmatiques. Ses priorités, dans l’ordre d’arrivée, sont clairement définies : la transition écologique, les mobilités, le logement, l’attractivité économique, la solidarité, et la qualité de vie. Cette dernière inclut des impératifs de sécurité, de propreté, d’accès à la santé, au sport et à la culture.

« Cela me fait toujours mal au cœur d’entendre des Rochelais dire qu’ils ne viennent plus à La Rochelle », a-t-il déclaré, soulignant l’urgence de redynamiser le centre-ville.

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Des projets concrets pour transformer la ville

Rompu à l’exercice politique, Olivier Falorni sait mieux que quiconque la nécessité d’amorcer la pompe avec du concret. Ainsi a-t-il partagé son projet pour la friche du Gabut qu’il souhaite transformer en « ruche », soit un pôle d’attractivité incluant un hall d’exposition et d’animations, un tiers lieu, et un office local du commerce.

En cas de victoire, il s’engage également à rénover le marché central, affirmant : « Je ne veux pas que ça devienne le nouveau pont de Tasdon. » Le candidat du centre-gauche prévoit des mesures pour relancer l’attractivité du centre-ville, notamment sur le logement et le stationnement.

Équité entre les quartiers et critique de la gestion actuelle

Le parlementaire de 53 ans prend l’engagement de traiter équitablement les quartiers : « Cela suppose que chacun bénéficie de la même attention des pouvoirs publics, notamment en matière de propreté et de sécurité. Et je dois dire que j’ai été particulièrement choqué par la désinvolture avec laquelle on a traité l’incendie d’une quinzaine de véhicules durant la nuit du 31 décembre à Mireuil. »

En cas de victoire, l’ancien adjoint aux finances de Maxime Bono espère « ne pas trouver de cadavres dans les placards », mais il dit être sûr de trouver « des malades sur les brancards ». Il cite notamment le projet d’hôpital, le pont de Tasdon et le chantier sur l’ex-site Enedis, rue Marcel-Paul. « L’histoire de ces trois dossiers montre combien l’entêtement, l’absence d’écoute et la certitude d’avoir raison tout seul peuvent être ravageurs », a-t-il ajouté.

Un large soutien politique et des ralliements significatifs

Pour l’applaudir, il y avait évidemment les représentants des partis du centre-gauche, dont la référente de Place publique, Nathalie Deau. « Il s’avère qu’elle n’a pas soudainement changé d’avis », a ironisé Falorni, une flèche destinée à Christophe Bertaud qui lui a préféré Thibaut Guiraud.

Le meeting a également vu la présence de plusieurs figures politiques locales, témoignant d’un soutien élargi. Parmi eux, Jean-Luc Algay, maire sortant de L’Houmeau, l’ancien membre de la majorité entré en dissidence Michel Tillaud, Colette Chaigneau, la suppléante d’Olivier Falorni Sabine Gervais, Anne-Laure Babault, le leader de l’opposition falorniste au conseil municipal Franck Coupeau, Frédéric Milhiet, patron du PRG et assistant parlementaire d’Olivier Falorni, et l’ancien bâtonnier Jean-Marie Digout qui copréside le comité de soutien.

Si après avoir tergiversé le 2e adjoint a décidé de ne pas franchir le Rubicon, deux de ses collègues de la majorité sortante ne se l’interdisent pas : Dominique Guégo et Pascal Daunit. Olivier Falorni profite ainsi de ralliements stratégiques qui pourraient peser dans la balance électorale.

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