Le maire sortant d'Agen mobilise ses forces pour l'ultime ligne droite
Ce jeudi 12 mars, Jean Dionis a tenu sa dernière réunion publique avant le premier tour des élections municipales au stade Armandie d'Agen. L'événement a rassemblé un peu moins de 400 de ses soutiens, nécessitant même l'ajout de chaises en urgence pour accueillir tous les participants. Malgré les critiques de ses adversaires qui le qualifient d'« obstiné », « têtu » et « tenace », le sortant démontre une fois de plus sa capacité à remplir les salles, même après quatre campagnes municipales consécutives.
Une stratégie rugbyistique pour le money time électoral
Dans le cadre parfait du stade Armandie, Jean Dionis a poursuivi la métaphore rugbystique qui caractérise souvent ses discours politiques. « Nous sommes dans le money time, là où tout se joue, là où tout peut encore basculer », a-t-il déclaré à son auditoire. Contrairement à il y a six ans où la victoire semblait plus assurée, le maire sortant reconnaît que le match électoral est cette fois plus serré et disputé.
Le candidat MoDem a donc exposé sa stratégie pour ces dernières heures de campagne : « Je veux qu'ensemble nous fassions un peu de tactique et que nous calions notre stratégie de jeu. Elle doit avoir deux cibles : les indécis et les abstentionnistes. »
Un appel aux électeurs tentés par le RN et la gauche
Jean Dionis s'est particulièrement adressé aux électeurs qui pourraient être tentés de voter pour le Rassemblement National ou la liste de gauche menée par Laurent Bruneau. « Vous ne pouvez pas disperser nos forces et contribuer à faire la courte échelle à une liste de gauche radicalisée et dangereuse pour notre petite patrie agenaise », a-t-il averti.
Le maire sortant a assuré avoir entendu les préoccupations de ces électeurs, notamment concernant la sécurité, les commerces en centre-ville, les services publics et le pouvoir d'achat. « Aux uns et aux autres, je veux dire solennellement : ne nous trompons pas d'élection. Les dimanches 15 et 22 mars, nous devons penser Agen, et uniquement Agen », a-t-il insisté.
Un soutien politique unifié derrière le sortant
La réunion a été introduite par plusieurs figures politiques locales qui ont unanimement soutenu Jean Dionis. De la sénatrice LR Christine Bonfanti-Dossat au député Renaissance Michel Lauzzana, en passant par l'élu Horizon Pierre Chollet, tous ont vanté les mérites du sortant tout en critiquant ses adversaires.
« La gauche, c'est le choc fiscal massif », a notamment déclaré l'un des intervenants, dans une mise en scène où les nouveaux visages du dionisme ont joué un rôle important. Claire Rives et Louis de Cacqueray se sont notamment distingués en tant que présentateurs de la cérémonie.
Une ambition claire pour l'avenir d'Agen
En conclusion de son discours, Jean Dionis a exposé sa vision pour la ville : « Par le choix de ce capitaine et de son équipe rajeunie, le club, enfin la Ville, se donnera une juste ambition, celle d'être dans le haut du tableau de Pro D2, voire de jouer la qualification en Top 14. »
Le maire sortant a lancé un dernier appel à ses supporteurs : « Alors, bon money time, bonne fin de campagne, on s'y file, la victoire sera belle », marquant ainsi le début de l'ultime ligne droite avant le premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars.



