Rachida Dati exclut toute alliance avec Sarah Knafo de Reconquête ! pour les municipales à Paris
Dati exclut alliance avec Knafo pour Paris

Rachida Dati rejette catégoriquement une alliance avec Sarah Knafo pour la mairie de Paris

La candidate des Républicains (LR) et du MoDem, Rachida Dati, a pris la parole lors de sa campagne pour l'élection municipale à Paris, le 28 février 2026. Ce jeudi 5 mars, elle a clairement indiqué qu'il était « pas possible » pour elle de s'allier avec Sarah Knafo, la candidate de Reconquête !. « Je ne peux pas faire une alliance avec Madame Knafo, avec Reconquête ! Ça n'est pas possible », a-t-elle déclaré sur CNews, en appelant la droite au « rassemblement » dès le premier tour prévu le 15 mars.

Des valeurs incompatibles et des craintes électorales

Rachida Dati a vivement critiqué la stratégie de son rival de gauche, Emmanuel Grégoire, en affirmant : « Moi, je ne veux pas faire ce que fait la gauche avec la gauche radicale, avec aucune valeur commune ». Elle a évoqué l'union de Grégoire avec d'anciens « insoumis » de L'Après, soulignant les divergences fondamentales. Selon les derniers sondages, Sarah Knafo pourrait recueillir plus de 10 % des voix au premier tour, ce qui lui permettrait de se maintenir au second tour. L'eurodéputée d'extrême droite a affirmé qu'elle tendrait la main à Rachida Dati pour battre la gauche, mais sans intention de se désister.

Mme Dati a exprimé ses inquiétudes électorales, estimant que « Il y a des alliances qui vous feront plus perdre que gagner ». Elle craint en effet de perdre des électeurs au centre droit et dans son propre « socle politique », mettant en lumière les risques d'une telle coalition.

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Des accusations graves contre Sarah Knafo

L'ancienne ministre de la culture a porté des accusations sévères contre Sarah Knafo, rappelant que « Mme Knafo siège au Parlement européen avec l'AfD et des parlementaires européens qui se considèrent, qui se proclament comme étant néonazis, il ne faut pas l'oublier ». Elle a également pointé du doigt le parti Reconquête !, en ajoutant : « Elle vient du parti Reconquête !, parce qu'on semble l'oublier », en référence aux « dessins animés » de campagne de Knafo qui, selon elle, masquent la radicalité de ses positions.

Un scepticisme envers l'union des droites

Rachida Dati a déclaré « ne pas croire » à « l'union des droites », un concept cher à la compagne d'Éric Zemmour. Elle a expliqué : « L'union des droites telle qu'elle est conçue aujourd'hui, c'est une union d'appareils. L'enjeu de Paris, c'est une majorité. Les candidatures à 10 %, 11 % ou 12 %, ce ne sont pas des candidatures qui rassembleront ». Cette position reflète son refus de toute coalition superficielle qui ne répondrait pas aux attentes des Parisiens.

Un appel au rassemblement derrière sa candidature

La maire du 7e arrondissement a de nouveau lancé un appel à son concurrent Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, pour qu'il se rassemble derrière sa candidature. Selon les sondages, Bournazel est qualifié pour le second tour, ce qui renforce l'importance d'une union stratégique au sein de la droite modérée. Dati insiste sur la nécessité de construire une majorité solide pour Paris, plutôt que de se disperser dans des alliances contre-productives.

Cette prise de position ferme de Rachida Dati souligne les tensions au sein de la droite parisienne à l'approche des élections municipales de 2026, avec des enjeux cruciaux pour l'avenir politique de la capitale.

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