Municipales à Coulounieix-Chamiers : un duel politique entre le maire sortant et la gauche unie
Les élections municipales des 15 et 22 mars à Coulounieix-Chamiers, commune de 7 800 habitants en Dordogne, s'annoncent comme un affrontement politique structuré. D'un côté, le maire sortant Thierry Cipierre, pharmacien retraité et conseiller départemental, brigue un second mandat à la tête de la liste En avant ensemble pour Coulounieix-Chamiers. De l'autre, Patrick Capot, figure locale de la gauche et retraité de la SNCF, conduit la liste Pour Coulounieix-Chamiers, une ville citoyenne, solidaire, écologique.
Un bastion historique reconquis
En 2020, Thierry Cipierre avait réalisé une percée significative en conquérant Coulounieix-Chamiers, un fief traditionnellement ancré à gauche, d'abord communiste puis socialiste. Cette implantation a été consolidée en 2021 par son élection comme conseiller départemental du canton, en binôme avec Marie-Laure Faure. Le maire sortant, ouvertement de centre-droit et membre d'Horizons, le parti d'Edouard Philippe, siège dans l'opposition au Conseil départemental. Il défend sa candidature comme la continuité du mandat précédent, mettant en avant sa gestion municipale.
La gauche se rassemble derrière Patrick Capot
Contrairement aux municipales de 2020 où la gauche était divisée entre les listes de Mireille Bordes (PS) et Vincent Belloteau (LFI), cette fois-ci, les forces de gauche présentent un front uni. Patrick Capot, ancien conseiller municipal sous Michel Dasseux et adjoint sous Jean-Pierre Roussarie, a réussi à fédérer divers opposants à Thierry Cipierre, notamment Philippe Gory et David Bernard. Sa liste bénéficie du soutien de plusieurs formations :
- Parti communiste
- Parti socialiste
- Europe Écologie - Les Verts
- Place publique
Cependant, elle n'a pas obtenu l'agrément de La France insoumise, marquant une limite dans l'union. Patrick Capot critique une politique de droite à bout de souffle et promeut un projet axé sur la citoyenneté, la solidarité et l'écologie.
Stratégies de campagne divergentes
Les deux candidats adoptent des approches distinctes pour la campagne. Thierry Cipierre a choisi de ne faire figurer aucun logo politique sur ses documents de campagne, bien qu'il se revendique clairement du centre-droit dans les arènes politiques. Cette stratégie vise peut-être à transcender les clivages partisans et à apparaître comme un rassembleur. À l'inverse, Patrick Capot assume pleinement l'étiquette de gauche unie, avec des soutiens affichés, cherchant à capitaliser sur une base électorale consolidée.
Les électeurs devront élire 29 conseillers municipaux lors de ce scrutin, qui s'inscrit dans un contexte national de recomposition politique locale. Les enjeux portent sur la gestion municipale, les politiques sociales et environnementales, ainsi que sur la représentation d'une commune aux traditions politiques marquées. Ce duel reflète les tensions entre continuité et changement, dans une ville où l'ancrage historique de la gauche est mis au défi par un maire sortant déterminé.



