Cazenave interpelle Hurmic sur ses liens avec LFI dans la campagne bordelaise
Cazenave questionne Hurmic sur ses liens avec LFI à Bordeaux

La question des alliances au cœur de la campagne bordelaise

Dans le contexte tendu des élections municipales à Bordeaux, l'ancien ministre du Budget Thomas Cazenave interpelle directement le maire sortant écologiste Pierre Hurmic. Il exige des clarifications urgentes concernant sa position vis-à-vis de La France insoumise, tout en tendant la main à l'économiste Philippe Dessertine. Le candidat soutenu par Renaissance, Horizons, LR et le MoDem réclame avec insistance de « sortir de l'ambiguïté » sur ces questions d'alliances potentielles.

Hurmic contraint de justifier son opposition à LFI

Pierre Hurmic se retrouve une nouvelle fois dans l'obligation de justifier son hostilité affichée envers La France insoumise, une formation politique qui lui rend bien cette défiance. Cependant, le décès tragique du jeune militant identitaire Quentin Deranque à Lyon et la pression accrue sur LFI offrent à Thomas Cazenave une opportunité stratégique. Il questionne habilement le maire sortant sur « son rapport avec la France insoumise » et sur la possibilité réelle d'une alliance au second tour.

Si l'écologiste n'a jamais manifesté d'ambiguïté sur ce sujet, il revendique ouvertement le soutien de L'Après, le mouvement créé par d'anciens insoumis. « Ce n'est pas anodin », souligne Thomas Cazenave avec précision. « C'est Raquel Garrido et Alexis Corbière : ils ont été excommuniés par Jean-Luc Mélenchon, mais c'est la même ligne politique, très dure. D'ailleurs, le vote des Écologistes, de L'Après et des insoumis sont souvent alignés. » Le candidat y perçoit clairement un « premier pas vers les insoumis ».

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Une position qualifiée de « détonante » par le maire sortant

Pierre Hurmic balaie ces interrogations d'un revers de main affirmatif : « Je suis très clair sur ce sujet et c'est même une position détonante dans ma famille politique ». Il établit une distinction nette entre « une gauche de gouvernement et une gauche qui ne l'est pas ». Pour lui, LFI fait partie de son opposition et une quelconque alliance reste « hors de question ». Le maire sortant conduira « la même équipe » au premier comme au second tour et estime que la mort du militant identitaire « va accentuer les distances entre la gauche de gouvernement et LFI ».

Cazenave persiste et évoque les précédents électoraux

Thomas Cazenave ne démord pas de son analyse, rappelant les précédents électoraux : « Il a franchi une première étape et peut franchir la deuxième, comme il l'a déjà fait en 2022 et 2024 ». Il fait référence aux législatives où écologistes et insoumis s'étaient effectivement alliés. « Nous, nous sommes clairs », insiste le candidat, soulignant la large union déjà bâtie de son côté. Il affirme ouvertement qu'il pourra discuter avec Philippe Dessertine si ce dernier se qualifie au second tour.

Celui pour qui « cette clarté sur les accords politiques s'impose à tous » – oubliant quelque peu qu'en 2020, il n'avait pas prévenu à l'avance qu'il finirait par fusionner avec la liste Florian – enjoint Dessertine « à dire aussi ce qu'il compte faire ». L'économiste, quant à lui, souffle avec détermination : « Je veux rester pur jusqu'au bout. On a lancé un mouvement, cela m'oblige. » Le rendez-vous décisif se profile donc dans l'entre-deux-tours, où ces questions d'alliances devront trouver leurs réponses.

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