Bègles : Christian Bagate dénonce la fusion écologiste-LFI avant le second tour
Bègles : Bagate dénonce la fusion écologiste-LFI avant le second tour

Bègles : une réunion de campagne houleuse avant le second tour

Mercredi 18 mars, la salle Jean-Lurçat à Bègles a accueilli une réunion de campagne électorale particulièrement animée. Devant plus de 350 personnes et en présence de deux maires voisins, Christian Bagate, candidat sans étiquette de l'Espoir béglais, a vivement critiqué la fusion des listes entre le maire écologiste sortant et le député La France insoumise (LFI).

Une alliance qualifiée de "honteuse"

Fabrice Delavoye, colistier de Christian Bagate, n'a pas mâché ses mots en s'adressant à l'assistance. Sur cette "historique terre de gauche républicaine", il a dénoncé le fait que "notre principal adversaire a sacrifié son âme pour réaliser une alliance honteuse avec l'extrême gauche". Cette annonce, intervenue la veille, concerne la fusion de la liste conduite par le maire écologiste Clément Rossignol Puech, arrivé en tête du premier tour avec 37,87% des voix, avec celle de Loïc Prud'homme (17,14%).

Cette fusion intègre neuf colistiers de Prud'homme et le député LFI lui-même, placé symboliquement en dernière position. L'objectif avoué est de se donner toutes les chances de devancer Christian Bagate, qui a obtenu 33,65% des voix au premier tour. Si une simple addition mathématique des scores Rossignol Puech et Prud'homme donne un écart de 2 453 voix en leur faveur, la réalité électorale reste incertaine.

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La mobilisation des électeurs de centre gauche

Fabrice Delavoye a appelé à la mobilisation des électeurs de centre gauche qui ne seraient "guère tentés par une alliance avec LFI", dont il dénonce les "postures aux relents d'antisémitisme". Il n'a pas manqué de rapprocher le Rassemblement National et La France insoumise en déclarant : "Un extrême reste un extrême, leurs positions radicalisées participent au délitement de nos valeurs fondamentales."

Au premier rang de l'assistance se trouvaient deux maires voisins élus dès le premier tour : Emmanuel Sallaberry de Talence et Michel Poignonec de Villenave-d'Ornon. Leur présence a été interprétée comme un soutien symbolique à la candidature de Christian Bagate.

Des réactions politiques tranchées

Emmanuel Sallaberry a lancé : "Bègles mérite beaucoup plus que ces arrangements politiciens". Il a rapporté une réunion publique de son opposante écologiste en présence de Clément Rossignol Puech et Loïc Prud'homme, soulignant avec ironie : "Quand ils sont venus soutenir la candidate de Talence, avec le succès que l'on sait, il a fallu les mettre des deux côtés de la pièce."

Michel Poignonec a quant à lui qualifié cette fusion de listes de "l'une des choses les plus laides que j'ai eue à voir en trente ans" de politique locale, témoignant de l'ampleur des réactions provoquées par cette alliance.

Le programme de Christian Bagate

Dans un style rugueux et parfois à fleur de peau, Christian Bagate a présenté les grandes lignes de son programme :

  • Le renforcement du "maillage social"
  • La sécurité, qui "n'est pas un vilain mot"
  • La critique du projet Euratlantique et ses "5 000 logements supplémentaires d'un coup alors qu'on manque de tout"
  • Le plan trottoirs, qui a été particulièrement applaudi

Le candidat a lancé "un appel solennel à faire barrage à cette fusion" et à ces "élus de circonstance qui ont livré Bègles à la servitude de Mélenchon". Il a également énuméré les noms de plusieurs membres de la majorité sortante qui ne figurent plus sur la nouvelle liste du maire, mentionnant notamment Guénolé Jan, Pascal Labadie et Xavier-Marie Fédou.

Cette réunion de campagne finale a ainsi cristallisé les tensions politiques à Bègles à la veille du second tour des élections municipales, mettant en lumière les divisions au sein de la gauche locale et les stratégies d'alliance controversées.

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