Municipales à Alès : la gauche se retire, un front républicain se forme derrière le maire sortant
Alès : la gauche se retire, front républicain derrière Rivenq

Municipales à Alès : un retrait historique de la gauche au second tour

Un véritable séisme politique a secoué Alès ce lundi 16 mars 2026. Dans un geste qualifié d'historique par les observateurs locaux, la gauche alésienne a annoncé son retrait du second tour des élections municipales, ouvrant la voie à la formation d'un front républicain derrière le maire sortant Christophe Rivenq.

La déclaration choc de Basile Imbert

Lors d'une conférence de presse tenue en terrasse d'un café du centre-ville, Basile Imbert, tête de la liste socialiste "Alès commun", a fait une annonce qui a immédiatement fait le tour des cercles politiques. Arrivé en cinquième position au premier tour avec seulement 10,79% des voix, le candidat socialiste a déclaré : "Nous avons pris la décision de retirer notre candidature et de ne pas être candidats. Et les communistes feront de même."

Cette décision intervient au lendemain d'un premier tour qui a vu le Rassemblement national réaliser une percée historique dans la ville, avec son candidat Anthony Bordarier obtenant 26,44% des suffrages exprimés. Le maire sortant Christophe Rivenq, quant à lui, est arrivé en tête avec 32,61% des voix.

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Un appel clair à voter Rivenq

Basile Imbert n'a pas laissé planer le doute sur ses intentions. Le socialiste alésien a lancé un appel explicite à ses électeurs : "J'appelle tous les gens qui ont voté pour nous à voter pour Christophe Rivenq. Et je ferai de même, sans problème aucun."

Dans sa déclaration, Imbert a présenté le maire sortant comme un "adversaire respectable et républicain, et très capable dans sa tâche", le qualifiant même de "gaulliste social". À l'inverse, il a vivement critiqué le candidat du Rassemblement national, Anthony Bordarier, le décrivant comme "quelqu'un qui n'est pas d'ici, qui a inventé un programme mercredi pour dimanche", un "candidat lepéniste que nous combattons".

La réaction du maire sortant

Christophe Rivenq a rapidement réagi à cette annonce. Tout en précisant qu'il n'avait "rien demandé à personne", le maire sortant a remercié la gauche alésienne "pour ce geste républicain". Cependant, il a tenu à réaffirmer sa position concernant sa liste pour le second tour.

"Je réaffirme que la liste 'Alès' du second tour sera la même que celle que j'ai conduite au premier tour", a déclaré Rivenq. "Si ce n'était pas le cas, les Alésiens ne comprendraient pas..."

Un front républicain en formation

La décision de Basile Imbert ouvre clairement la voie à la formation d'un front républicain derrière Christophe Rivenq. Tous les regards se tournent désormais vers la liste "Alès, c'est Vous !" de Paul Planque, arrivée en troisième position avec 15,06% des voix au premier tour. Les observateurs politiques attendent une déclaration similaire de cette formation, qui pourrait sceller définitivement l'union des forces républicaines face au Rassemblement national.

Cette situation rappelle les dynamiques observées lors de précédentes élections où la gauche a choisi de se retirer pour faire barrage à l'extrême droite. À Alès, la configuration est particulièrement significative étant donné la percée historique du Rassemblement national au premier tour.

Le second tour des municipales à Alès s'annonce donc comme un véritable test pour la stratégie du front républicain, avec en ligne de mire la possibilité de contenir l'avancée du Rassemblement national dans cette ville du Gard.

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