Crise au Moyen-Orient : Trump ironise sur Macron, l'Europe refuse une opération de l'Otan
Trump ironise sur Macron, l'Europe refuse l'Otan au détroit d'Ormuz

Trump se montre goguenard envers Macron sur la crise du détroit d'Ormuz

Les Européens n'ont toujours pas donné de réponse favorable concernant la sécurisation du détroit d'Ormuz, un enjeu crucial de la guerre en Iran. Interrogé lundi sur ses échanges avec Emmanuel Macron à ce sujet, Donald Trump s'est pourtant montré ironique et moqueur.

« Oui, je lui ai parlé, a confirmé le président des États-Unis lors d'une conférence de presse repérée par BFMTV. Sur une échelle de 1 à 10, il a été un 8. Ce n'est pas parfait, mais c'est la France, nous n'attendons pas la perfection », a-t-il déclaré avec un ton goguenard.

L'Élysée organise un Conseil de défense sur la situation au Moyen-Orient

Donald Trump a précisé qu'il ne forcerait pas Paris à intervenir militairement. Il a résumé ainsi sa position : « Nous n'avons besoin de personne. Nous sommes la Nation la plus forte du monde ». En réponse, l'Élysée a confirmé ce mardi midi la tenue d'un Conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Iran et au Moyen-Orient, qui se déroulera à 15 heures.

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Ce conseil réunira les plus hautes autorités françaises pour évaluer les risques et les options stratégiques dans cette région instable, marquée par des tensions croissantes et des menaces sur les voies maritimes.

L'Allemagne et le Royaume-Uni excluent une opération de l'Otan

Parallèlement, le chancelier allemand, Friedrich Merz, et le Premier ministre britannique, Keir Starmer, ont exclu lundi toute opération de l'Otan pour sécuriser le détroit d'Ormuz. « Nous ne participons pas à cette guerre », a affirmé avec fermeté le chancelier allemand. Il a souligné que ce conflit « n'est pas une affaire de l'Otan » et que l'organisation militaire ne doit pas s'impliquer directement.

De son côté, Keir Starmer a indiqué qu'il travaillait avec ses partenaires internationaux à l'élaboration d'un plan « viable » pour rouvrir le détroit et assurer la libre circulation maritime, sans recourir à une intervention militaire de l'Otan. Cette position commune de l'Allemagne et du Royaume-Uni reflète une réticence européenne à s'engager dans un conflit armé au Moyen-Orient.

Les déclarations de Donald Trump, combinées aux refus européens, illustrent les divisions et les tensions au sein de la communauté internationale face à la crise iranienne. Alors que les États-Unis affichent une confiance unilatérale, la France et ses alliés européens privilégient des approches diplomatiques et des consultations internes, comme le montre le Conseil de défense organisé par l'Élysée.

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