La rencontre amicale entre Donald Trump et Xi Jinping à Pékin n'a pas dissimulé les désaccords profonds entre les deux superpuissances. Alors que le président américain achevait sa visite le 15 mai, la presse internationale a souligné la démonstration de force orchestrée par la Chine.
Une mise en scène soigneusement orchestrée
Selon le Washington Post, la chorégraphie minutieuse, avec salve d'honneur et fanfare jouant l'hymne américain, visait à montrer que la Chine traite les États-Unis en égal. Julian Gewirtz, ancien directeur pour la Chine au Conseil de sécurité nationale sous Joe Biden, a déclaré : « Xi a accompli ce que les dirigeants chinois poursuivaient depuis des décennies : faire venir un président américain à Pékin en tant qu'égal incontesté. »
Une démonstration de force
La BBC a noté que ce spectacle était destiné à flatter Trump, mais aussi à prouver la puissance de la Chine au monde entier. « Le président Xi cherche à se présenter comme un dirigeant stable, en contraste avec Trump jugé imprévisible », rappelle le média britannique, citant les visites de nombreux dirigeants mondiaux à Pékin pour conclure des accords économiques.
L'année dernière, face à la menace de hausse des droits de douane, la Chine avait montré sa puissance en annonçant des mesures de rétorsion et en limitant les exportations de terres rares. Washington, dépendant de ces ressources, était revenu à la table des négociations. Ce sommet a donc battu au rythme des tensions accumulées, comme l'observe El Pais, évoquant les restrictions technologiques américaines perçues comme une tentative de freiner le développement chinois.
L'attitude surprenante de Trump
Donald Trump a affiché une « étrange déférence » et une retenue inhabituelle, selon le Guardian. Il n'a pas parlé aux journalistes pendant le vol, n'a rien publié sur Truth Social, et semblait nerveux en descendant de sa limousine. Le New York Times note que Trump s'est montré conciliant, à l'opposé de ses discours habituels où il qualifie la Chine de voleuse d'emplois et de menace.
Les menaces de Xi sur Taïwan
Xi Jinping, bien que qualifié de « grand dirigeant » par Trump, n'a pas hésité à menacer sur Taïwan : « Si la question est mal traitée, les deux pays se heurteront, voire entreront en conflit. » La Maison-Blanche est restée silencieuse sur ce sujet, se concentrant sur l'alignement des deux pays concernant le détroit d'Ormuz. Trump a affirmé que Xi avait proposé son aide pour assurer la navigation, mais cette offre n'apparaît pas dans le compte rendu officiel chinois.



