Monaco veut faire connaître le Conseil de l'Europe pendant sa présidence
Monaco veut faire connaître le Conseil de l'Europe

La semaine a été dense pour Isabelle Berro-Amadeï, conseiller de gouvernement-ministre des Relations extérieures et de la Coopération, qui incarne la Principauté dans le fauteuil de présidente du Comité des ministres du Conseil de l'Europe, jusqu'en novembre. De la prise officielle de présidence à Chisinau, à la cérémonie de passation à Strasbourg, jusqu'au retour à Monaco, les événements se sont succédé. Une présidence qu'elle entend être « tournée vers l'action, pleinement ancrée dans les réalités auxquelles l'Europe est confrontée », a-t-elle rappelé ce vendredi devant la presse monégasque.

Une occasion de sensibiliser le public monégasque

« Cette présidence constitue également une occasion importante de mieux faire connaître le rôle du Conseil de l'Europe auprès du public monégasque », espère-t-elle. Ce fut le cas d'une opération pédagogique menée ce vendredi par les équipes européennes au bas de la rue Caroline, avec un stand proposant de décrypter les missions et les pouvoirs de cette organisation dont le siège est à Strasbourg.

Soutenir l'unité du continent

Au fauteuil de président, la diplomatie monégasque entend prendre sa part dans le rôle du Conseil de l'Europe, garant des droits humains, de l'État de droit et de la démocratie. « Notre continent, chacun le constate, traverse aujourd'hui une période de profonde tension et d'incertitude croissante. Les équilibres sont fragilisés, le droit et le dialogue cèdent face aux logiques de violence et de confrontation tandis que les démocraties font face à des formes nouvelles de déstabilisation. Derrière ces crises, les populations subissent les conséquences les plus concrètes de ces déséquilibres », rappelle Isabelle Berro-Amadeï. Son ambition est de « soutenir l'unité du continent » et de « faire vivre le multilatéralisme » entre les 46 États membres. Un rôle qu'assurera au quotidien Gabriel Revel, ambassadeur représentant Monaco au Conseil de l'Europe. « Notre objectif pour les six mois est d'avoir une neutralité active, rappelle le diplomate, pour parvenir à des accords entre les États membres. Notre rôle est aussi de guider les discussions, de soumettre des propositions, de préparer l'ordre du jour des réunions. » Et d'être l'interlocuteur avec les différentes institutions de l'organisation internationale.

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Les parlementaires reçus au Palais princier

En parallèle, une délégation des membres de la Commission permanente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) est arrivée à Monaco ce jeudi 21 mai, reçue en premier lieu au Palais, par le Souverain et la princesse Charlène, avant des échanges avec les élus monégasques. « C'est l'exercice obligé au moment de la prise de présidence, explique Isabelle Berro-Amadeï. Le bureau de l'APCE et la commission permanente se réunissent toujours dans l'État qui exerce la présidence. » Ce vendredi matin, le conseiller de gouvernement-ministre s'est adressé aux parlementaires, « pour leur présenter les priorités de la Principauté et répondre à leurs questions ». Un exercice qui se renouvellera par deux fois pendant les six mois. Notamment en juin, où c'est le ministre d'État qui, à Strasbourg, se prêtera au jeu du question/réponse devant l'assemblée parlementaire.

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