Mélenchon détaille sa vision de la politique étrangère sur LCI
Mélenchon détaille sa vision de la politique étrangère sur LCI

Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle de 2027, était l'invité de LCI vendredi soir pour détailler sa vision de la politique internationale. Durant près d'une heure et demie, depuis Marseille, il a affiché l'assurance d'un potentiel chef d'État, rappelant à la journaliste Amélie Carrouër que sa parole devait être mesurée à l'aune de la responsabilité qui pourrait lui échoir.

Une politique étrangère gaullo-mitterrandienne

Mélenchon se revendique d'une lignée gaullo-mitterrandienne et cite la doctrine Chirac pour afficher sa fermeté, notamment au Liban : « Là où nous mettons des militaires sous casque bleu, si on nous frappe, on réplique ». Il prône une France non alignée, discutant avec tous, sans objectifs irréalistes : « La Nation française ne fera jamais tomber un régime », lance-t-il, pragmatique.

Moyen-Orient : priorité au droit international

Mélenchon critique l'envoi du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la zone de guerre. Il aurait préféré constituer un front du refus face aux États-Unis et à Israël, avec des pays européens et d'Amérique latine. Il qualifie Israël de pays le plus dangereux pour l'équilibre régional et fustige le gouvernement Netanyahou, accusé de génocide.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

États-Unis : une mise à distance nécessaire

Mélenchon s'inscrit dans la tradition gaullo-mitterrandienne : « Tout ce qui nous lie à eux militairement doit être mis à distance ». Il défend une sortie par étapes de l'OTAN, qu'il juge inutile.

Guerre en Ukraine : négociation et garanties de sécurité

Son objectif est de ramener la Russie dans la famille européenne, mais à condition qu'elle sorte d'Ukraine. Il prône un accord honorable avec des garanties de sécurité mutuelles, et insiste sur la nécessité de ne pas faire d'escalade.

Défense et dissuasion

Mélenchon estime que la France n'a pas les moyens militaires de rivaliser avec la Chine ou la Russie. Il compte davantage sur les traités européens que sur la protection américaine : « Il n'y a personne qui croit que si nous étions attaqués, les États-Unis feraient vitrifier Detroit pour sauver Toulouse ».

Chine et Taïwan : non-ingérence

Pour Mélenchon, il n'y a qu'une seule Chine, et si Pékin use de la force pour reprendre Taïwan, la France ne s'en mêlera pas. Il privilégie la négociation et le partenariat avec la Chine, notamment dans le spatial.

Algérie : apaisement et dialogue

Il approuve l'infléchissement de la politique française envers l'Algérie et appelle à faire baisser la température en discutant avec les Algériens, qu'il juge raisonnables.

Afrique et francophonie

Mélenchon critique la politique africaine d'Emmanuel Macron, qui a abouti à ce que la France soit transformée en pestiférés en Afrique. Il mise sur la francophonie, non à la coloniale, et des partenariats dans les métiers de la mer et le spatial.

Sur les dossiers intérieurs, il tacle le PS, qu'il juge pas fiable, et le RN, adversaire principal. Il prône le blocage des prix des carburants et appelle le patron de Total à passer à la caisse.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale