Macron plaide pour la diplomatie face à l'offensive israélo-américaine en Iran
Emmanuel Macron a déclaré samedi que le « travail diplomatique » devait « reprendre ses droits », quelques heures seulement après le début de l'offensive israélo-américaine en Iran. Le président français a tenu ces propos lors d'un conseil de défense et de sécurité nationale à l'Élysée, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, de plusieurs ministres et de hauts responsables militaires.
Une solution diplomatique plutôt que militaire
Le chef de l'État a fermement affirmé que la crise autour du nucléaire iranien et les « droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre » ne pouvaient en aucun cas se régler par des « frappes ». « Je souhaite que nous puissions prendre toutes les initiatives utiles pour que le travail diplomatique reprenne ses droits », a-t-il déclaré, soulignant l'urgence d'une approche pacifique.
Emmanuel Macron a précisé : « Nul ne peut penser que la question du nucléaire iranien, de l'activité balistique, des déstabilisations régionales se régleront simplement par les frappes et évidemment aussi les droits légitimes du peuple iranien à se faire entendre ». Il a ajouté que le peuple iranien, « terriblement réprimé ces derniers mois », mérite de « pouvoir décider lui-même de son destin », une cause que la France doit défendre.
La France non impliquée dans l'offensive
Le président a tenu à clarifier que la France n'a été « ni prévenue ni impliquée » dans cette offensive, une position partagée par l'ensemble des pays de la région et les alliés. La « priorité absolue » de la France reste la sécurité de ses ressortissants et de ses « emprises militaires » dans la région.
« C'est d'être aux côtés de tous les pays qui sont aujourd'hui touchés par la riposte iranienne ou qui sont menacés par celle-ci dans leur intégrité territoriale, leur souveraineté », a-t-il encore souligné, faisant notamment référence aux pays du Golfe. La France se tient « prête à déployer les moyens nécessaires à la protection de ses partenaires les plus proches selon leur sollicitation ».
Appels à la désescalade et absence de contact avec Israël
Sur le réseau social X, Emmanuel Macron avait précédemment appelé à « cesser » une « escalade dangereuse pour tous », affirmant que le régime iranien n'a « plus d'autre option » que de négocier de « bonne foi » le démantèlement de son programme nucléaire et balistique.
L'Élysée a précisé que le président français s'est entretenu avec la plupart des dirigeants de la région, notamment l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie, l'Irak, le Koweït et la région autonome du Kurdistan. Cependant, il ne s'est pas entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, marquant une distance notable dans les communications diplomatiques.
Cette position de la France souligne son engagement pour une résolution pacifique et diplomatique des tensions, tout en assurant la protection de ses intérêts et de ses alliés dans une région en proie à l'instabilité.



