Cécile Kohler et Jacques Paris retirent leurs portraits de l'Assemblée nationale
Kohler et Paris retirent leurs portraits de l'Assemblée

Un geste symbolique pour tourner la page après trois ans de détention en Iran

Ce mardi, un moment chargé d'émotion s'est déroulé devant l'Assemblée nationale. De retour sur le sol français depuis le 8 avril, Cécile Kohler et Jacques Paris ont personnellement décroché leurs portraits, affichés depuis plus de trois ans en signe de soutien aux Français détenus en Iran. Ce geste hautement symbolique marque la fin d'un long calvaire pour les deux anciens otages.

Une libération après des conditions de détention inhumaines

Arrêtés en mai 2022 et accusés d'espionnage, Cécile Kohler et Jacques Paris avaient été emprisonnés à la prison d'Evine en Iran. Leur libération est intervenue début novembre 2025, mais ils ont d'abord été assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran avant de pouvoir finalement regagner leur pays. Lors de la cérémonie, Cécile Kohler a évoqué des conditions de détention inhumaines et une expérience effroyable, tout en exprimant sa solidarité envers les prisonniers iraniens et la population civile prise entre deux feux.

La portée symbolique du retrait des portraits

En présence de la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, Jacques Paris a expliqué la signification profonde de ce geste. Ces portraits, nous les avons vus lorsque nous étions en cellule, a-t-il rappelé, décrivant ces images comme un grand réconfort et une marque supplémentaire que nous n'étions pas seuls. Il a ajouté : Cela veut dire que nous tournons la page, qu'aujourd'hui nous sommes libres, soulignant ainsi la portée hautement symbolique de cette action.

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Une ovation debout dans l'hémicycle

La présence des deux anciens détenus a été saluée par une ovation debout des députés lors des questions au gouvernement dans l'hémicycle. D'autres anciens otages français en Iran, dont Benjamin Brière, Louis Arnaud et Olivier Grondeau, assistaient également à cet événement marquant. Yaël Braun-Pivet a déclaré : Aujourd'hui on peut se réjouir car nous n'avons plus d'otage d'État en Iran, tout en rappelant que la République n'abandonne jamais ses enfants.

La France toujours mobilisée pour d'autres cas

Malgré cette libération, la France reste pleinement engagée dans d'autres dossiers sensibles. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a affirmé que le pays restait totalement mobilisé pour obtenir la libération du journaliste Christophe Gleizes, toujours détenu en Iran. Nous exigeons sa libération inconditionnelle et immédiate, a-t-il insisté, montrant que la vigilance diplomatique reste de mise malgré les récents progrès.

Ce retrait des portraits devant l'Assemblée nationale constitue donc bien plus qu'un simple geste protocolaire. Il symbolise à la fois la fin d'une épreuve personnelle douloureuse pour Cécile Kohler et Jacques Paris, et un moment de répit dans les relations diplomatiques franco-iraniennes, tout en rappelant les combats qui restent à mener pour d'autres citoyens français encore privés de liberté.

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