JD Vance exhorte le Vatican à se concentrer sur les questions morales
Le vice-président américain JD Vance a réagi aux tensions croissantes entre Donald Trump et le pape Léon XIV en appelant le Vatican à ne pas interférer dans la politique publique des États-Unis. Dans une déclaration faite lundi sur Fox News, JD Vance a souligné que le Vatican devrait « s’en tenir aux questions morales » et laisser le président américain définir la politique publique du pays.
Un appel à la non-ingérence
« Oui, je pense que, dans certains cas, il vaudrait mieux que le Vatican s’en tienne aux questions morales et laisse le président des États-Unis se charger de définir la politique publique américaine », a affirmé JD Vance. Cette intervention survient alors que les relations entre Washington et le Saint-Siège sont marquées par des divergences profondes sur des sujets comme la guerre et la diplomatie internationale.
Les tensions verbales entre Trump et Léon XIV
Dimanche, Donald Trump a déclaré ne pas être un « grand fan » du pape, suite à une allocution virulente de Léon XIV contre la guerre. Le président américain a accusé le souverain pontife de soutenir le programme d’armement nucléaire iranien, de s’être opposé à l’opération militaire américaine au Venezuela en janvier, et de rencontrer des sympathisants de l’ancien président démocrate Barack Obama.
En route pour l’Algérie, Léon XIV a réaffirmé lundi matin que l’Église avait « le devoir moral de s’exprimer très clairement contre la guerre ». « Le message est toujours le même : promouvoir la paix », a-t-il insisté, ajoutant : « Je n’ai pas peur, ni de l’administration Trump, ni de m’exprimer haut et fort sur le message de l’Évangile ».
Trump qualifie le pape de « très faible »
Avant les propos de JD Vance sur Fox News, Donald Trump a déclaré lundi qu’il ne comptait pas présenter ses excuses au pape Léon XIV, le qualifiant de « très faible ». Cette remarque a encore attisé les tensions, mettant en lumière les différends persistants entre la Maison Blanche et le Vatican sur des questions de politique étrangère et de valeurs morales.
Les échanges récents illustrent les défis croissants dans les relations entre les États-Unis et le Saint-Siège, avec des implications potentielles pour la diplomatie internationale et le dialogue interreligieux. Les observateurs suivent de près l’évolution de cette situation, qui pourrait influencer les politiques publiques et les alliances stratégiques dans les mois à venir.



