Francesca Albanese : la polémique antisémite qui secoue l'ONU et divise la France
Francesca Albanese : polémique antisémite à l'ONU et divisions en France

Une tempête diplomatique autour de Francesca Albanese

La presse aurait menti, le ministre des Affaires étrangères français aurait travesti la réalité, les gouvernements européens auraient exagéré, et madame Albanese serait la victime d'une cabale. Tel est le récit défendu par certains, mais les faits racontent une histoire bien différente. Jean-Luc Mélenchon a volé à son secours à Creil, dans un discours enflammé et douteux, tandis que La France insoumise salue dans un communiqué « le courage » de la rapporteuse onusienne pour les territoires palestiniens.

Les divisions politiques en France

Des socialistes et des écologistes s'inquiètent de l'alignement de la France sur ce qu'ils qualifient de « campagne de discrédit » visant Francesca Albanese. Parallèlement, une centaine d'artistes « pour la Palestine », menés par Annie Ernaux, ont adressé à l'AFP une lettre de « plein soutien ». Cette polarisation illustre les profondes fractures au sein de la gauche française sur les questions internationales.

Le contexte controversé des déclarations

Examinons les faits. La déclaration contestée a été prononcée le 7 février 2026 lors d'un forum d'Al-Jazira à Doha, dans un panel consacré à « la cause palestinienne ». Avant ou après madame Albanese, sont intervenus Khaled Mechaal, l'un des derniers chefs survivants du Hamas, et Abbas Araghchi, ministre d'un régime iranien accusé d'avoir assassiné 30 000 de ses propres citoyens. La phrase exacte : « nous qui ne contrôlons pas de grandes quantités de capital financier, d'algorithmes et d'armes, nous savons maintenant que l'humanité a un ennemi commun. »

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Bien que l'on puisse jouer sur les mots, le reste du discours ne mentionnait qu'Israël, rendant le propos transparent pour tous sur l'identité de cet ennemi commun. Francesca Albanese n'en est pas à son coup d'essai en matière de controverses.

Une série d'incidents révélateurs

  • Le 7 octobre 2023, en plein pogrom, elle a tweeté pour inviter à remettre cet acte de « violence » dans son « contexte ».
  • Le 10 février 2024, elle a répondu au président Macron, qui parlait de « massacre antisémite » inédit, en affirmant : « non, M. Macron, les victimes du 7 octobre n'ont pas été tuées parce que juives mais en réponse à l'oppression d'Israël ».
  • Elle a nié, selon UN Watch et l'Anti-Defamation League, les viols de femmes dans les kibboutz et à Gaza, les qualifiant de « fabrications ».
  • Le 30 mai 2025, elle a relayé un article accusant les « sionistes » de « mettre en scène » les attentats antisémites aux États-Unis, avec le commentaire : « pathétique ! jusqu'où une idéologie peut-elle aller ? »

Des comportements et soutiens troublants

Une scène embarrassante, filmée le 28 septembre 2025 en Italie, montre le maire de Reggio Emilia évoquer le sort des otages israéliens avant de remettre un prix à madame Albanese. Celle-ci lève les yeux au ciel, grimace, et dit qu'elle lui pardonne à condition qu'il promette de ne plus recommencer. De plus, elle a qualifié un texte de Chris Hedges, reprochant au « lobby pro-Israël » d'avoir « acheté le Congrès », de « texte essentiel, à lire pour les siècles à venir » le 17 octobre 2024.

Elle a aussi relayé un article de Mondoweiss liant les incendies de Los Angeles et les feux à Gaza comme « les symptômes d'une même maladie », avec un commentaire complotiste : « sur notre petite planète, tout est lié. » D'autres tweets accusaient l'armée israélienne d'enlever des Palestiniens pour les faire violer par des chiens, ou appelaient à « retirer à Israël son siège à l'ONU ».

Une cohérence dans la controverse

Tous ces éléments forment un véritable « contexte » révélant une cohérence, une véhémence et un acharnement qui font de Francesca Albanese une figure ouvertement antisémite selon ses détracteurs. Déjà en 2024, Deborah Lipstadt, envoyée spéciale de Joe Biden pour la lutte contre l'antisémitisme, qualifiait ses propos d'« ouvertement antisémites ».

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Les réactions internationales et l'avenir

Aujourd'hui, la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Tchéquie et le Royaume-Uni mesurent l'ampleur du scandale et demandent sa révocation. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a pris ses distances le 13 février. Il est temps de passer aux actes : Francesca Albanese en tant que rapporteure spéciale des Nations unies est comparée à des situations comme le Pakistan, Cuba ou la Russie siégeant au Conseil des droits de l'homme, ou l'Iran paradait à la Commission de la condition de la femme. C'est une offense au droit international et à la décence, et cela doit cesser.