Un dialogue diplomatique renoué entre Paris et Alger
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est entretenu dimanche avec son homologue algérien, Ahmed Attaf, pour la première fois depuis plusieurs mois. Cet échange téléphonique constitue une étape significative dans la relance de la coopération bilatérale, après une période de fortes tensions entre les deux pays.
Un contexte marqué par les crises internationales
Le Quai d'Orsay a précisé que les deux ministres ont discuté des enjeux de cette relance, en particulier dans les domaines sécuritaire et migratoire. Le contexte régional, notamment la guerre au Proche et Moyen-Orient, a fourni une opportunité pour ce rapprochement. Leur dernier échange formel remontait à novembre, en marge d'une réunion du G20 à Johannesburg, et avant cela, à une rencontre à Alger en avril 2025, peu avant l'aggravation de la crise.
Des signes tangibles de détente
Jean-Noël Barrot a exprimé le souhait que cette relance produise des résultats concrets, bénéfiques pour les deux nations. Il a également rappelé l'attention portée à la situation du journaliste sportif français Christophe Gleizes, actuellement détenu en Algérie où il purge une peine de sept ans de prison pour apologie du terrorisme. Les ministres se sont accordés pour poursuivre ce dialogue politique, essentiel dans un environnement international instable.
Une dynamique initiée par la visite de Laurent Nuñez
Cette conversation s'inscrit dans une dynamique de dégel amorcée mi-février par la visite du ministre de l'Intérieur français, Laurent Nuñez, à Alger. À l'issue d'un entretien avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, il avait annoncé le réenclenchement d'un dispositif de coopération sécuritaire de haut niveau. Parallèlement, des rumeurs de presse évoquent un possible retour prochain de l'ambassadeur français Stéphane Romatet à Alger, rappelé à Paris en avril 2025 après l'expulsion d'agents consulaires par les autorités algériennes.
Ces développements suggèrent une volonté commune de surmonter les différends et de reconstruire une relation stable et fructueuse, fondée sur des intérêts mutuels et une coopération renforcée face aux défis régionaux et internationaux.



