La défaite d'Orbán, un revers pour Poutine selon le ministre français
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré ce mardi sur la radio RFI que la défaite de Viktor Orbán en Hongrie représentait également un échec pour ses soutiens internationaux, au premier rang desquels Vladimir Poutine. Selon lui, le président russe perd son cheval de Troie dans l'Union européenne avec ce changement politique majeur.
Un appel à restaurer l'État de droit et lever les vétos
Le ministre a appelé le successeur d'Orbán, Péter Magyar, à tenir ses promesses de reconstruire les piliers de l'État de droit que l'ancien Premier ministre hongrois avait démantelés. Il a également insisté sur la nécessité pour la Hongrie de retrouver sa place dans le concert des nations européennes et de lever un certain nombre de vétos injustifiés, notamment ceux concernant l'aide à l'Ukraine.
La fin d'une entrave pour le soutien à l'Ukraine
Jean-Noël Barrot a souligné que la politique menée par Viktor Orbán constituait une entrave au soutien européen à l'Ukraine, dont il est heureux qu'elle puisse être levée. Il faisait référence aux vétos réguliers que le dirigeant hongrois opposait aux initiatives de l'UE pour aider ce pays envahi par la Russie depuis 2022.
Un bilan controversé depuis 2010
Depuis son retour au pouvoir en 2010, Viktor Orbán a multiplié les conflits avec la Commission européenne, qui lui reprochait de ne plus respecter les traités signés par la Hongrie lors de son adhésion en 2004. Cette dérive, sapant les contre-pouvoirs et les libertés individuelles, a pris une nouvelle dimension avec le blocage de l'aide à l'Ukraine.
Les relations controversées de la Hongrie
La Hongrie a cultivé de bonnes relations avec des puissances cherchant à fragiliser le bloc européen, comme les États-Unis de Donald Trump, la Chine et la Russie. Budapest continue d'acheter des hydrocarbures à Moscou, et des médias ont publié des extraits de conversations téléphoniques montrant le soutien du ministre hongrois sortant des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, à son homologue russe, Sergueï Lavrov, lors des réunions à Bruxelles.



