Le Conseil de la paix de Donald Trump tient sa réunion inaugurale à Washington
Le président américain Donald Trump a présidé, jeudi 19 février 2026, la première réunion du Conseil de la paix à Washington. Cette instance, créée initialement pour aider à la reconstruction de Gaza, a vu sa mission élargie à la résolution des conflits de manière plus générale. La rencontre s'est déroulée dans un Institut pour la paix qui porte désormais le nom de Donald Trump sur sa façade, symbolisant l'empreinte personnelle du président sur cette initiative.
Une réunion axée sur la stabilisation de Gaza et la mobilisation internationale
La réunion a rassemblé 47 pays, dont certains sont membres à part entière du Conseil, ainsi que l'Union européenne en tant qu'observatrice. Les discussions ont principalement porté sur la reconstruction et la stabilisation de la bande de Gaza, avec des projets concrets tels que l'envoi de milliers de militaires pour former une force de stabilisation (ISF) et la constitution d'une force de police. Parmi les participants figurait le Palestinien Ali Shaath, désigné responsable de l'administration provisoire de Gaza.
Le général américain Jasper Jeffers a annoncé que l'Indonésie, un pays à majorité musulmane, assumerait le rôle de commandant adjoint de la force de stabilisation. L'Indonésie s'est déclarée prête à fournir 8 000 soldats à cette force, qui pourrait atteindre jusqu'à 20 000 troupes sous commandement américain. Cinq pays se sont déjà engagés à contribuer des troupes : l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie. De plus, l'Égypte et la Jordanie ont promis de former des policiers pour soutenir les efforts de stabilisation.
Financement et ambitions du Conseil de la paix
Donald Trump, en tant que président du Conseil de la paix, détient le pouvoir exclusif d'inviter d'autres dirigeants et de révoquer leur participation. Il a annoncé que plusieurs pays, principalement du Golfe, avaient promis plus de 7 milliards de dollars (5,9 milliards d'euros) pour reconstruire le territoire palestinien dévasté. Le président américain a également révélé une contribution américaine de 10 milliards de dollars (8,5 milliards d'euros) destinée au Conseil de la paix dans son ensemble.
Au-delà de Gaza, le Conseil de la paix a pour mission de garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits. Cette ambition large place l'instance en concurrence directe avec les Nations unies. Donald Trump a critiqué l'ONU, affirmant qu'elle a un grand potentiel mais ne l'a jamais réalisé, tout en se vantant d'avoir résolu huit conflits depuis son retour au pouvoir. Il a ajouté que le Conseil de la paix allait presque surveiller l'ONU et s'assurer qu'elle fonctionne correctement.
Adhésion et réactions internationales
Pour devenir membre permanent du Conseil de la paix, les pays doivent verser 1 milliard de dollars (850 millions d'euros). Cette condition a attiré des dirigeants idéologiquement alignés sur Donald Trump, ainsi que des nations concernées par l'avenir de Gaza ou désireuses de s'attirer les faveurs du président américain. Cependant, les grands alliés traditionnels et les principaux rivaux des États-Unis se sont majoritairement abstenus de rejoindre le Conseil en tant que membres fondateurs.
Certains pays, comme l'Italie ou l'Allemagne, ont participé à la réunion en tant qu'observateurs. D'autres, tels que la France, sont restés à l'écart. La Chine, bien qu'invitée, n'a signalé aucune intention de participer, reflétant les divisions et les réticences au sein de la communauté internationale face à cette initiative.



