Le concert de l'artiste Barbara Butch, prévu le 20 juillet 2023 à Paris, a été interrompu par des militants d'ultra-droite, suscitant une vive indignation politique et associative. Cet incident est qualifié de "faute morale et politique" par plusieurs élus et organisations de défense des droits humains.
Déroulement des faits
Alors que Barbara Butch s'apprêtait à se produire sur la scène du Cabaret sauvage, une vingtaine de personnes ont pénétré dans la salle en criant des slogans hostiles et en agitant des drapeaux identitaires. La sécurité a dû intervenir pour évacuer les perturbateurs, mais le concert a été définitivement annulé. Selon un témoin, l'ambiance est devenue "très tendue" et les spectateurs ont été choqués par cette intrusion.
Réactions politiques
La ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, a condamné "avec la plus grande fermeté cette intrusion intolérable" et a assuré que "la liberté de création sera toujours défendue". De son côté, le député LFI Antoine Léaument a déclaré : "C'est une faute morale et politique. On ne peut pas laisser des groupes d'extrême droite intimider des artistes." La maire de Paris, Anne Hidalgo, a également exprimé son soutien à l'artiste et a promis que la ville porterait plainte.
Impact sur l'artiste et la société
Barbara Butch, connue pour son engagement féministe et antiraciste, a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle était "profondément affectée" mais qu'elle ne se laisserait pas intimider. Cet incident s'inscrit dans une série d'attaques visant des artistes et des lieux culturels par des groupes d'extrême droite. Selon l'Observatoire des libertés culturelles, le nombre d'incidents de ce type a augmenté de 30 % en 2023 par rapport à l'année précédente.
Condamnations associatives
La Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé "une atteinte grave à la liberté d'expression" et a appelé à "des poursuites pénales contre les auteurs". SOS Racisme a également réagi, estimant que "cet acte est le symptôme d'une montée de l'intolérance qu'il faut combattre sans relâche".
Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "violation de domicile" et "entrave à la liberté d'expression". Les autorités espèrent que les auteurs seront rapidement identifiés et jugés, afin de dissuader de futures actions similaires.



