Interdiction de territoire français pour le ministre israélien Itamar Ben-Gvir
Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben-Gvir a été interdit de territoire français, a annoncé ce samedi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Cette décision fait suite à ce que Paris qualifie d'« agissements inqualifiables » de la part de Ben-Gvir à l'égard des passagers de la flottille pour Gaza. L'incident s'est produit lors d'une escale technique de la flottille dans un aéroport français, où Ben-Gvir aurait proféré des insultes et menacé des militants pro-palestiniens.
Réactions et conséquences diplomatiques
La décision française a été immédiatement critiquée par Israël. Le bureau du Premier ministre israélien a qualifié l'interdiction de « mesure disproportionnée et hostile ». De son côté, Ben-Gvir a réagi sur les réseaux sociaux en dénonçant une « décision antisémite » de la part de la France. Cependant, Paris maintient sa position, soulignant que le comportement de Ben-Gvir est incompatible avec les valeurs de la République et le droit international.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions croissantes entre la France et Israël, notamment autour de la question palestinienne. La flottille pour Gaza, qui vise à briser le blocus israélien, est régulièrement au cœur de controverses. En interdisant Ben-Gvir, la France envoie un signal fort sur son attachement au droit humanitaire et à la liberté de navigation.
Un précédent dans les relations bilatérales
Ce n'est pas la première fois qu'un responsable israélien est interdit de territoire français. En 2013, un autre ministre d'extrême droite avait été persona non grata. Toutefois, cette mesure est rare et témoigne de la gravité de l'incident. Les analystes estiment que cette décision pourrait avoir des répercussions sur les relations économiques et diplomatiques entre les deux pays.
La France appelle désormais Israël à respecter le droit international et à permettre l'accès humanitaire à Gaza. Paris réaffirme son soutien à une solution à deux États et condamne toute forme de violence ou d'intimidation contre les militants pacifistes.



