Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a vivement condamné les déclarations de son homologue israélien d'extrême droite, Itamar Ben Gvir. Interrogé dans le journal La Montagne mercredi, Barrot a jugé « insupportables et inhumains » les propos de Ben Gvir, qui a appelé à tuer « 30 ou 40 » personnes « chaque nuit à Gaza ».
Des propos qualifiés d'« insupportables et inhumains »
Jean-Noël Barrot a également estimé que « ce qu'il se passe aujourd'hui en Cisjordanie est proprement indigne et devrait tous nous révulser ». Cette déclaration fait suite à une série de propos tenus par Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale, dans un podcast avec une ancienne otage de Gaza. Ben Gvir y a déclaré : « Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Éliminez-en 30 ou 40. » Il a ajouté : « Pas seulement ceux qui vous mettent en danger en ce moment même. Ce sont des gens qui ne devraient pas être en vie », avant de préciser : « Je leur fais un compliment en les qualifiant d'être humains. »
Sanctions déjà en place et possibles mesures supplémentaires
Depuis le 23 mai, Itamar Ben Gvir est interdit d'entrée sur le territoire français, après la diffusion d'une vidéo montrant des militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et mains liées. Jean-Noël Barrot n'a pas exclu que des sanctions supplémentaires soient prises contre les colons israéliens, qui ont mené ces derniers jours de nouvelles actions en Cisjordanie. Par ailleurs, Paris a également interdit depuis le 9 juin l'entrée sur son territoire d'un autre ministre israélien d'extrême droite, le ministre des Finances Bezalel Smotrich, qui « promeut activement l'annexion de la Cisjordanie » et « revendique ouvertement » la « recolonisation de Gaza ».
Condamnations internationales
Le chancelier allemand Friedrich Merz avait déjà condamné « avec la plus grande fermeté » ces propos « inacceptables », qu'il a qualifiés d'« appels inhumains et contraires au droit international ». La France et l'Allemagne se rejoignent ainsi dans leur condamnation des déclarations de Ben Gvir, alors que la situation au Proche-Orient continue de susciter des préoccupations internationales.



