Trump veut relancer les catapultes à vapeur sur les porte-avions
Trump veut relancer les catapultes à vapeur

Le président américain Donald Trump a ordonné la remise en service des catapultes à vapeur sur les porte-avions de la marine américaine, abandonnant le système de lancement électromagnétique (EMALS) jugé trop coûteux et peu fiable. Cette décision, rapportée par Le Monde le 14 août 2026, marque un revirement majeur dans la modernisation de la flotte.

Une décision motivée par des coûts et des performances

Selon des sources proches du Pentagone, le président a exprimé sa préférence pour les catapultes à vapeur, un système éprouvé depuis des décennies, face aux pannes récurrentes et au coût élevé de l'EMALS. Le nouveau système, installé sur le porte-avions Gerald R. Ford, aurait dépassé de 30 % le budget initial et subi des défaillances lors d'essais en mer.

« Nous allons revenir à ce qui fonctionne », aurait déclaré Donald Trump lors d'une réunion à la Maison Blanche, selon un conseiller anonyme. La marine américaine devra désormais réévaluer ses contrats avec les industriels, notamment General Atomics, concepteur de l'EMALS.

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Un impact sur les programmes navals en cours

Cette orientation pourrait affecter les futurs porte-avions de classe Ford, dont le deuxième navire, le John F. Kennedy, est en construction. Les ingénieurs devront intégrer des catapultes à vapeur, ce qui pourrait entraîner des retards et des surcoûts. Le coût total estimé de cette modification n'a pas été divulgué, mais des experts évoquent plusieurs milliards de dollars.

La décision intervient alors que la Chine modernise également sa flotte, avec des catapultes électromagnétiques sur son nouveau porte-avions. Les États-Unis risquent de perdre leur avance technologique, mais Trump privilégie la fiabilité et la réduction des coûts.

Une décision politique et industrielle

Ce revirement est salué par certains élus républicains, qui y voient une défense des emplois industriels américains, notamment dans les chantiers navals de Newport News. En revanche, des responsables militaires avaient défendu l'EMALS pour sa capacité à lancer des avions plus lourds et à réduire l'usure des cellules.

La marine devra présenter un plan de transition au Congrès avant la fin de l'année. Les premiers essais de catapultes à vapeur sur un porte-avions de classe Ford pourraient avoir lieu dès 2028. Cette décision marque un tournant dans la stratégie navale américaine, avec des implications à long terme pour la supériorité militaire des États-Unis.

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