Donald Trump fixe un ultimatum à l'Iran sur le dossier nucléaire
Le président américain Donald Trump a lancé un avertissement sans équivoque à l'Iran jeudi 12 février 2026 depuis la Maison Blanche à Washington. "Il faut passer un accord, sinon ce sera très traumatisant, très traumatisant", a-t-il déclaré lors d'un échange avec la presse concernant les négociations sur le programme nucléaire iranien.
Un délai d'un mois pour aboutir
Le dirigeant républicain a précisé qu'il espérait voir les discussions avec la République islamique aboutir d'ici un mois. "Je leur parlerai aussi longtemps qu'ils le souhaitent", a-t-il affirmé, tout en précisant que faute d'accord, il passerait à la "phase deux", qu'il a décrite comme étant "très dure" pour les Iraniens.
Donald Trump a une nouvelle fois évoqué le bombardement par les États-Unis de sites nucléaires iraniens lors d'une guerre de douze jours déclenchée par Israël en juin, illustrant ainsi sa détermination. Washington et Téhéran ont pourtant exprimé leur volonté de poursuivre les discussions après une première séance de pourparlers le 6 février à Oman.
Les préoccupations israéliennes
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, qui a rencontré Donald Trump mercredi à la Maison Blanche, a fait part de son scepticisme. "J'ai exprimé un certain scepticisme quant à la qualité de tout accord avec l'Iran", a-t-il déclaré, ajoutant que tout accord devrait inclure des éléments cruciaux pour la sécurité d'Israël.
Nétanyahou a insisté sur l'importance d'aborder non seulement la question nucléaire, mais aussi les missiles balistiques et les groupes armés soutenus par l'Iran, tels que :
- Le Hezbollah libanais
- Le Hamas palestinien
- Les houthistes du Yémen
La question des missiles, ligne rouge pour Israël
La question des missiles constitue une ligne rouge absolue pour Israël, situé à environ 2 000 kilomètres de l'Iran. Le premier ministre israélien a confirmé que Donald Trump privilégiait pour l'instant la voie diplomatique, même si le président américain a déployé d'importants moyens militaires à proximité de l'Iran.
Nétanyahou a estimé que le président américain cherchait à créer les "conditions" permettant d'aboutir à un "bon accord" avec l'Iran. Cette analyse intervient alors que Donald Trump a multiplié les avertissements à l'encontre de Téhéran après la répression sanglante d'un mouvement de contestation début janvier par les autorités iraniennes.
Divergences persistantes entre les parties
Malgré des positions très éloignées, Donald Trump a insisté sur sa volonté de poursuivre les discussions avec Téhéran lors de sa rencontre avec Benyamin Nétanyahou. Les divergences sur l'Iran n'ont pas empêché le président américain de réitérer son soutien au premier ministre israélien, confronté à des accusations de corruption en Israël.
Donald Trump a même lancé que le président israélien Isaac Herzog "devrait avoir honte" de ne pas accorder la grâce demandée par Nétanyahou. Les États-Unis insistent fermement pour inclure la question des missiles et des groupes soutenus par l'Iran dans les négociations, tandis que Téhéran souhaite se concentrer exclusivement sur le programme nucléaire et obtenir des capacités d'enrichissement d'uranium.
Cette impasse diplomatique crée une tension croissante dans la région, avec un délai d'un mois désormais fixé par la Maison Blanche pour trouver une issue négociée au conflit.