Débat municipal à Béziers : entreprises et mesures sociales au cœur des promesses des candidats
Municipales à Béziers : entreprises et social au cœur du débat

Un débat municipal animé à Béziers sur la pauvreté et l'emploi

À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats dans l'Hérault. Ce mercredi 11 février, la salle Zinga Zanga à Béziers a accueilli 600 personnes venues assister aux joutes entre les cinq candidats à la mairie : Thierry Antoine pour le Printemps de Béziers, Julien Gabarron du Rassemblement national, Thierry Mathieu sans étiquette, Robert Ménard soutenu par Les Républicains et David Ocard de La France insoumise.

La pauvreté, un enjeu central pour Béziers

Le thème social et la situation de Béziers en matière de pauvreté ont ouvert les discussions. Les candidats se sont affrontés à coups de pourcentages et de comparaisons nationales, mais ont trouvé un terrain d'entente sur un point fondamental : pour réduire la pauvreté, il faut plus de travail et plus d'entreprises. Robert Ménard, maire sortant, a mis en avant le projet Genvia et les "centaines d'emplois de la filière hydrogène", ainsi que des discussions prometteuses avec des entreprises du luxe pour les années à venir.

Des propositions économiques variées

Thierry Mathieu, conseiller régional sans étiquette, a rappelé que la filière hydrogène est avant tout portée par la Région. Il promet également un pôle industriel autour de Genvia. De son côté, Thierry Antoine évoque la création d'un "nouvel espace novateur sur plusieurs dizaines d'hectares, avec des entreprises, de la culture, des logements". Julien Gabarron, député RN, assure quant à lui "lisibilité et stabilité" aux entreprises.

Des divergences sur les approches sociales

Si l'entreprise apparaît comme une solution commune, les divergences émergent sur les mesures sociales. Robert Ménard insiste sur le contrôle de l'immigration illégale pour "contrôler la pauvreté", une position soutenue "évidemment" par Julien Gabarron. Thierry Mathieu propose un soutien au pouvoir d'achat touchant "les pauvres comme les classes moyennes", avec :

  • Une diminution de la taxe foncière
  • Un pass' sports de 50 euros
  • La gratuité des fournitures scolaires et des transports en commun

"Tout est chiffré, c'est possible", affirme-t-il.

Critiques et propositions alternatives

Thierry Antoine souhaite supprimer les dépenses inutiles, citant la communication et les statues dans l'espace public, dont l'inauguration de l'une d'elles a coûté "13 000 euros de billets d'avion" pour faire venir une famille israélienne. David Ocard estime que "ce n'est pas une seule mesure qui permettra de réduire la pauvreté". Il propose :

  1. Redévelopper les services publics pour alléger la facture des habitants
  2. Améliorer le statut des employés municipaux, majoritairement en CDD selon lui

Ce débat a ainsi révélé les lignes de fracture et les consensus entre les candidats, avec une attention particulière portée aux enjeux économiques et sociaux de la ville.