Les dirigeants européens en retraite pour relancer la compétitivité du continent
Retraite européenne sur la compétitivité : paroles mais peu d'actes

Une réunion cruciale pour la compétitivité européenne

Le jeudi 12 février 2026, dans le cadre majestueux du château d'Alden Biesen en Belgique, les chefs d'État et de gouvernement des Vingt-Sept se sont réunis pour un sommet dédié à la compétitivité du Vieux Continent. Cette rencontre, qualifiée de « retraite » par Antonio Costa, le président du Conseil européen, a suscité des réactions mitigées parmi les participants.

Un terme qui divise les dirigeants

Si Antonio Costa emploie le mot « retraite » pour décrire cette assemblée, d'autres responsables européens jugent cette terminologie regrettable. En effet, ce terme pourrait laisser entendre que les dirigeants ont baissé les bras face au décrochage économique qui frappe l'Europe. Pour éviter toute ambiguïté, plusieurs préfèrent parler d'un « séminaire », mettant ainsi l'accent sur le caractère studieux et réflexif de la rencontre.

Des années de discussions sans résultats tangibles

Ces dernières années, les Européens n'ont cessé de se pencher sur leur déficit de compétitivité, mais les solutions concrètes se font toujours attendre. Lors de cette réunion, les critiques ont fusé de toutes parts, soulignant le fossé entre les discours et les actions.

  • Le premier ministre suédois, Ulf Kristersson, a déploré : « Il y a beaucoup de paroles et très peu d'actes. »
  • Son homologue tchèque, Andrej Babis, a résumé la situation de manière plus lapidaire : « Des mots, des conférences, et aucune action. »
  • Le premier ministre belge, Bart de Wever, a alerté sur Radio 1 : « La lenteur, la morosité, l'absence de progrès poussent les gens au désespoir. »

Un contexte économique préoccupant

Cette réunion intervient dans un contexte où l'Europe peine à retrouver sa dynamique économique face à la concurrence mondiale. Les dirigeants ont reconnu l'urgence d'agir, mais les divergences persistent sur les moyens à mettre en œuvre. La lenteur des processus décisionnels et le manque de coordination entre les États membres sont souvent pointés du doigt comme des freins majeurs à l'innovation et à la croissance.

Malgré les bonnes intentions affichées, cette « retraite » ou « séminaire » n'a pas permis de dégager un plan d'action clair et immédiat. Les observateurs s'interrogent sur la capacité des Vingt-Sept à passer des paroles aux actes dans un avenir proche, alors que les défis économiques s'accumulent.