Les combats entre l’Ukraine et la Russie se poursuivent sans relâche. Alors que l’armée de Kiev bénéficie du soutien de ses alliés occidentaux, Moscou est contraint de puiser dans ses stocks hérités de l’ère soviétique pour maintenir son effort de guerre. Deux semaines après les sommets diplomatiques entre les protagonistes du conflit, la perspective d’une paix semble s’éloigner. Ces derniers jours, la Russie a intensifié ses frappes sur l’Ukraine, notamment sur Kiev, où plus d’une vingtaine de personnes ont perdu la vie.
Une arme soviétique modernisée
Les affrontements entre les deux armées ne faiblissent pas et la Russie est contrainte de recourir à ses réserves d’armements datant de l’époque soviétique. Selon le site spécialisé Defense Express, l’armée russe effectuerait les derniers tests avant de lancer la production en série de son missile antichar Vikhr, une arme déjà utilisée pendant la Guerre froide. Ce missile, déployé dans les années 1980, présentait à l’époque des caractéristiques avantageuses, notamment trois types de fusées : combinée, à impact et de proximité, comme le détaille le magazine Géo.
Cependant, sur le front ukrainien, la technologie militaire a considérablement évolué au cours des dernières décennies. Le missile soviétique Vikhr aurait donc été modernisé avec une capacité de défense améliorée, censée neutraliser les engins blindés ukrainiens ou occidentaux. Concrètement, il serait désormais équipé d’un système de guidage laser semi-actif et pourrait être tiré depuis plusieurs modèles d’hélicoptères, tels que le Mi-28NM ou le Ka-52.
Les limites du Vikhr
Malgré ces améliorations, le missile Vikhr présente encore des limitations notables. Bien qu’il soit particulièrement efficace contre les blindés, l’hélicoptère qui le tire ne doit pas bouger au moment du lancement, ce qui rend l’appareil vulnérable face aux systèmes d’attaque ennemis. De plus, sa portée est relativement faible, avec une moyenne de 10 kilomètres seulement.
Si Moscou se vante souvent de ses progrès en matière de développement militaire et d’élargissement de son arsenal, la réalité est bien différente. La guerre dure depuis plus de trois ans et l’armée russe s’affaiblit progressivement. Ce n’est pas la première fois que les forces de Poutine utilisent des armes, des blindés ou même des moyens de transport (voitures, motos) datant de l’ère soviétique, souvent obsolètes.
Cette situation illustre les difficultés de la Russie à maintenir un équipement moderne face à une guerre d’usure. Le Vikhr, bien que modernisé, reste un héritage du passé, et son efficacité sur le champ de bataille actuel est limitée par les contraintes techniques et tactiques.



