Une cérémonie solennelle pour honorer la mémoire de deux soldats français
Une cérémonie d'hommage national se déroule ce jeudi matin à Montauban pour saluer la mémoire du sergent-chef Florian Montorio, tué dans une embuscade au sud du Liban. Un deuxième soldat français, blessé lors du même incident, a succombé à ses blessures ce mercredi, renforçant l'émotion autour de cet événement tragique.
Les honneurs militaires rendus dans la caserne du 17e RGP
Florian Montorio, casque bleu de 40 ans, appartenait au 17e régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban. La cérémonie militaire, organisée à partir de 11h30 dans la caserne de cette unité, sera présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill.
Le soldat, engagé depuis 2007 et ayant servi sur de nombreux théâtres d'opération, a été tué samedi « par un tir direct à l'arme légère » dans la région de Deir-Kifa au sud-Liban. Les autorités françaises et l'ONU attribuent cette attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, actif dans la région, qui a nié toute implication.
Un deuxième décès annoncé par le président Macron
Mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'un deuxième militaire français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), touché dans la même embuscade, avait succombé à ses blessures. Selon la ministre Vautrin, le caporal-chef Anicet Girardin, 31 ans, avait été blessé alors qu'« il portait secours à son chef d'élément qui venait de tomber ».
Florian Montorio, père de deux filles de 9 et 15 ans, avait rejoint le 17e RGP en 2021 et devait retourner à la vie civile « d'ici quelques mois », comme l'a souligné samedi le colonel Jérémy Akil, responsable de ce régiment.
Une marche silencieuse pour unir la ville et l'armée
Au terme de la cérémonie militaire, la mairie de Montauban organise une « marche silencieuse » : un cortège partira de la caserne pour rejoindre une église de la ville où une messe sera célébrée. Les Montalbanais pourront « stationner tout le long » et « rendre par leur présence un hommage au militaire qui a été tué », a expliqué Didier Lallemand, le maire (UDR) de la ville.
Il a rappelé « le lien historiquement très étroit » entre l'armée et la population locale, précisant : « Dès l'annonce du décès de ce militaire, il y a vraiment eu une émotion qui s'est emparée de la ville. L'armée à Montauban, c'est 3 500 militaires, donc c'est 3 500 familles, ce sont des enfants qui vont à l'école à Montauban, qui fréquentent les clubs sportifs, qui assistent aux manifestations. »



