Un hommage national a été rendu ce jeudi à Montauban au Casque bleu Florian Montorio, tué samedi à l'âge de 40 ans dans une embuscade au Liban. Engagé dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), il appartenait au 17e régiment du génie parachutiste (RGP) de Montauban, dont la mission est d'être parachuté sur le théâtre d'opérations pour faciliter l'avancée d'autres troupes au sol.
Une cérémonie présidée par la ministre des Armées
La cérémonie était présidée par la ministre des Armées, Catherine Vautrin, et le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill, en présence de Caroline de Monaco, marraine du régiment, sur la vaste place d'armes de la caserne Doumerc du 17e RGP.
Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume
Florian Montorio, 10e soldat de cette unité mort en opération ces vingt dernières années, a été promu adjudant à titre posthume, fait chevalier de la Légion d'honneur et décoré de la croix de la valeur militaire avec palme de bronze. « Partout où Florian Montorio a servi, partout il s'est distingué », a déclaré la ministre.
Les autorités françaises et l'ONU ont attribué l'attaque ayant causé sa mort au mouvement pro iranien Hezbollah, actif dans le sud du Liban, qui a nié toute implication.
Un deuxième soldat français succombe à ses blessures
Mercredi, le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé qu'un deuxième militaire français de la Finul, Anicet Girardin, avait succombé à ses blessures dans la même embuscade. Jeudi, Catherine Vautrin lui a aussi rendu hommage, rappelant qu'il avait été blessé alors qu' « il portait secours à son chef d'élément ».
« Ce sont nos anges gardiens »
Père de deux filles de 9 et 15 ans, Florian Montorio avait rejoint le 17e RGP en 2021 et devait retourner à la vie civile « d'ici quelques mois », avait fait savoir samedi le responsable de ce régiment, le colonel Jérémy Akil.
Jeudi, après la cérémonie militaire, l'ensemble du régiment a quitté en cortège la caserne pour suivre le corbillard jusqu'à une église de la ville afin d'y participer à une messe.
« Je réside dans le département, c'est important de rendre hommage à ce militaire, à nos militaires. Ce sont nos anges gardiens, alors qu'on vit une actualité très difficile », a expliqué à l'AFP Patricia Di Mascio Zucchi, qui attendait le cercueil devant le portail de la caserne.
Les Montalbanais étaient invités à « stationner tout le long » et « rendre par leur présence un hommage au militaire qui a été tué », avait indiqué à l'AFP Didier Lallemand, le maire (UDR) de la ville. « L'armée à Montauban, c'est 3.500 militaires, donc c'est 3.500 familles », rappelait-il.



