Catapultes EMALS : Paris écarte tout risque pour le France Libre
Catapultes EMALS : Paris écarte tout risque pour le France Libre

Le ministère français des Armées a assuré samedi 15 août 2026 que la décision de Donald Trump de renoncer aux catapultes électromagnétiques pour les futurs porte-avions américains ne compromet pas la fourniture à la France de ces équipements, destinés au futur porte-avions France Libre. Selon une déclaration transmise à l'AFP, « aucun risque technique ou industriel particulier n’est identifié pour la fabrication des catapultes électromagnétiques destinées au (prochain porte-avions) France Libre, ou leur entretien dans les prochaines décennies ».

Une décision présidentielle qui ne remet pas en cause la filière

Jeudi 13 août, Donald Trump a annoncé que les futurs porte-avions américains seraient équipés de catapultes à vapeur, jugées plus « fiables » et éprouvées, plutôt que des systèmes électromagnétiques modernes. Cette décision, qui doit s'appliquer au porte-avions de classe Ford USS Doris Miller, prévu pour 2034, aurait pu menacer la pérennité économique de la production des catapultes électromagnétiques, fabriquées par le groupe américain General Atomics. En effet, la construction et la maintenance d'un tel équipement sur plusieurs décennies nécessitent un volume de commandes suffisant.

Or, le ministère français souligne que les trois premiers porte-avions de la classe Ford – l'USS Gerald Ford, l'USS John F. Kennedy et l'USS Enterprise – sont ou seront équipés de catapultes électromagnétiques. « Les trois premiers porte-avions, qui sont soit en service, soit en construction, sont déjà équipés de catapultes électromagnétiques. Ces équipements sont développés et opérationnels. La chaîne de fabrication et d’entretien de ces catapultes est donc active », a précisé la même source.

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La DGA poursuit les échanges avec Washington

La Direction générale de l'armement (DGA) française « poursuit les échanges avec ses homologues américains qui conduisent eux-mêmes leurs propres analyses », ajoute le ministère. Le futur porte-avions France Libre, qui doit remplacer le Charles de Gaulle en 2038, sera équipé du système EMALS (Electromagnetic Aircraft Launch System). Ces catapultes électromagnétiques, alimentées par l'énergie électrique, offrent une accélération plus fine et mieux contrôlée que les catapultes à vapeur, permettant de lancer une large gamme d'appareils, du drone à l'avion plus lourd.

Les premières EMALS installées sur l'USS Gerald Ford ont connu des problèmes de mise en place, résolus depuis. Donald Trump les critiquait déjà en 2017, les jugeant moins bonnes et moins puissantes que la vapeur. Malgré ces critiques, la France maintient son choix, et les discussions entre la DGA et les autorités américaines se poursuivent pour garantir la fourniture et la maintenance de ces systèmes sur le long terme.

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