Catapultes américaines : aucun risque pour le futur PA français
Catapultes américaines : aucun risque pour le futur PA

Le ministère des Armées a assuré, vendredi 15 août, qu'aucun risque n'avait été identifié pour le futur porte-avions français France Libre concernant l'installation de catapultes américaines. Cette annonce intervient alors que des interrogations se sont fait jour sur d'éventuelles contreparties exigées par Washington.

Des inquiétudes levées par le ministère

Dans un communiqué, le ministère des Armées a tenu à rassurer sur la coopération avec les États-Unis. « Aucune contrepartie n'a été demandée et aucun risque n'a été identifié pour le programme du futur porte-avions », a-t-il déclaré. Le ministère précise que la technologie américaine sera intégrée dans le respect des intérêts stratégiques français.

Le futur porte-avions, baptisé France Libre, doit remplacer le Charles de Gaulle à l'horizon 2038. Il sera équipé de catapultes électromagnétiques de type EMALS, développées par les États-Unis. Cette technologie, déjà utilisée sur les porte-avions américains de classe Gerald R. Ford, doit permettre de lancer des avions plus lourds et plus rapidement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le contexte de la coopération franco-américaine

La décision de recourir à des catapultes américaines a été officialisée en juin 2025, lors d'une rencontre entre le président Emmanuel Macron et son homologue américain. Ce choix a été motivé par des considérations techniques et économiques, la France ne disposant pas d'une technologie équivalente.

Le ministère a également rappelé que des discussions approfondies ont eu lieu avec les autorités américaines pour garantir la souveraineté française. Les systèmes de catapultes seront intégrés par Naval Group, le maître d'œuvre du programme, avec le soutien de l'industriel américain General Atomics.

Un programme stratégique pour la France

Le programme du futur porte-avions représente un investissement majeur, estimé à environ 10 milliards d'euros. Il doit soutenir l'industrie navale française et garantir l'autonomie stratégique du pays. Le porte-avions, d'une longueur de 310 mètres, pourra embarquer une trentaine d'avions de chasse, notamment des Rafale Marine et, à terme, le futur avion de combat européen SCAF.

Le ministère des Armées a souligné que ce programme est essentiel pour la projection de puissance de la France et son rôle dans l'OTAN. Il a également indiqué que les premiers essais en mer sont prévus pour 2036, avant une mise en service effective en 2038.

Cette mise au point intervient alors que des sénateurs français avaient exprimé des réserves sur la dépendance technologique vis-à-vis des États-Unis. Le ministère a répondu que des clauses de sauvegarde ont été négociées pour assurer la maintenance et la mise à jour des systèmes en toutes circonstances.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale